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Miguel Llobet

 

guitares

 

Vihuela (viola da mano)

Guitares Renaissance

Guitares baroques  (modèles italiens, modèles français)

Guitares romantiques

Guitares modernes (modèle Torres, modèle Anselmus)

Productions spéciales


Vihuela (viola da mano)

Le modèle proposé est une "viola da mano" de style italien, l'instrument pour lequel Francesco da Milano écrivit sa célèbre Intavolatura de viola o vero lauto (1536). C'est un instrument reconstitué avec un certain luxe de détails d’après Girolamo dai Libri (1474-1555), 62 cm en sol ou 56 cm en la, 6 chœurs. Les modèles de "vihuelas" conservés ("Jaquemard-André" et "Chambure") sont assez éloignés de ce que l’on trouve dans l’abondante iconographie de l’Espagne et de l’Italie de la Renaissance (cf. par exemple Hiroyuki Minamino, The Spanish plucked viola in Renaissance Italy, 1480-1530, Early Music, May 2004). Un modèle reconstitué d’après les tableaux de dai Libri ou de Pinturicchio (voir photos ci-dessous) se rapproche plus de l’esthétique générale de la viole Renaissance italienne (Linarol, Maria, Ciciliano), tant pour la forme générale (CC) que pour le détail des filets, du cheviller, de la volute ou de la tête de lion.

Girolamo dai Libri. Metropolitan Museum of Arts, New York

Pinturicchio. Détail d'un musicien jouant une vihuela da mano (1492). Appartements Borgia, Vatican

 

Modèle d'après Girolamo dai Libri , 56 cm en la *

 

  • la rose est rapportée et sculptée, avec son motif en larges feuilles qui indique un long trait de sciage plutôt qu'une découpe au canif, plus traditionnelle sur les luths

  • les intarsias sont typiques des vihuelas espagnoles (cf. iconographie et vihuela "Jaquemart-André")

  • la forme du cheviller et des chevilles est suffisamment claire sur le tableau, j'ai interprété l'ajourement de la volute, à la manière de certaines violas d'arco

  • la forme générale de l'instrument est celle du tableau, légèrement allongée pour corriger l'angle de vue du peintre, qui raccourcit l'instrument

  • le diapason est fixé d'après l'écartement des pupilles et la grandeur des mains de l'Ange musicien à 56 cm, donc aux dimensions d'un instrument soprano (chanterelle en la ou en sol)

  • la profondeur d'éclisse et la cassure du fond, éléments peu visibles sur le tableau, sont inspirés des violes italiennes contemporaines

  • le choix de l'érable pour la caisse peut s'étendre à une grande variété de bois fruitiers

Modèle d'après Girolamo dai Libri, à tête de lion, 62 cm en sol *

 

 

Modèle italien d’après Girolamo dai Libri (1474-1555), 62 cm en sol ou 56 cm en la, 6 chœurs (*)

€ 2800.-

(sans étuis)

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Guitares Renaissance

Un premier modèle historique : la plus ancienne guitare conservée intacte, petit instrument à cinq choeurs du Portuguais Belchior Diaz, 1581. Ce modèle très exotique doit sans doute sa survie à son décor ingénieux et à la construction étonnante de sa caisse en sept côtes ployées dans le sens longitudinal et transversal, ce qui l'apparente à la famille des "biguëlas encañaladas" (voir ci-dessous).

Les gravures des livres de guitare de Guillaume Morlaye (1552) et Pierre Phalèse (1570) nous offrent des modèles bien détaillés de ce que devait être plus habituellement une guitare du XVIème siècle (photos ci-dessous).

Le livre de Morlaye (1552) Le Livre de Pierre Phalèse (1570)

Ce modèle "français" a une caisse à fond plat ou voûté à sept côtes (photo du moule ci-dessous), un décor peint sur la couronne d'éclisses, une tête plate ou sculptée. Le chevalet est en prunier avec une plaque d'ébène, la rose en parchemin à trois couches sur un niveau (Elena dal Cortivo). La caisse peut être réalisée en divers bois fruitiers ou exotiques.

Ces petites guitares ont une sonorité ferme et une inimitable clarté, telles que l'on peut les découvrir sur les deux disques enregistrés par Rafael Bonavita et par Monica Pustilnik, jouant des instruments de PhMR (voir ci-dessous).

The Queenes Good Night - Musique élizabethaine pour luth et harpe (Marie Nishiyama, arpa doppia, Rafael Bonavita, luth à 7 chœurs & guitare Renaissance à 4 chœurs) (Symphonia SY02197)

Piccinini - Qui comincia la intavolatura di chitarrone (Les Libertins : Pascal Monteilhet, théorbe, Monica Pustilnik, guitare renaissance, Jean-Marc Aymes, orgue) (Zig-Zag Territoires 040201)

Trois instruments construits par PhMR selon le modèle français sont illustrés ci-dessous (*) :

 

 

 
   

 

 

Modèle exotique d'après Belchior Diaz, 1581 (Londres RCM), 53 cm, 7 côtes incurvées, 4 choeurs

€ 2700.- 

(sans étuis)

  Modèle français à fond plat d'après Pierre Phalèse (1570), 53 cm, 4 chœurs (*)

Supplément pour la tête de lion

€ 2500.- 

(sans étuis)

€ 200.-

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Guitares baroques

Modèles italiens

Comme on peut l’apprécier sur les magnifiques natures mortes d’Evaristo Baschenis (photos ci-dessous), les guitares baroques italiennes sont souvent faites de bandes de bois contrastées pour la caisse et portent un ambitieux décor au mastic d’ébène sur la table.

   
Evaristo Baschenis (1617–1677). Nature morte avec instruments de musique. Accademia Carrara, Bergamo Evaristo Baschenis et Salomon Adler (1630-1709). Nature morte avec instruments de musique et portrait d'un musicien. Accademia di Brera, Milano

Réalisées d’après des modèles des Sellas de Venise ou de Stadler de Naples, ces guitares ont un fond plat ou voûté, et peuvent être adaptées en "guitarra battente" à table cassée et à cordes de métal. Le modèle de Matteo Sellas proposé est un bel exemple de guitare à la capucine, c’est-à-dire au fond voûté de forme élancée et profonde, réalisée en fines côtes d’ébène renforcées par les traditionnels copeaux de sapin transversaux.

Les modèles à fond plat de Koch et de Stradivarius sont des répliques des originaux, ou peuvent être adaptés à fantaisie, dans une large gamme de bois et de décors (filets, intarsias, bordures). Le Koch est relativement petit alors que le modèle d’après Stradivarius est très grand, l’original ayant douze frettes hors caisse et un diapason de 74 cm, que l’on peut adapter aux habituels dix frettes hors caisse et 67-69 cm de diapason. Les chevilles sont en cocobolo, les roses en parchemin à étages réalisées d’après les originaux par Elena dal Cortivo

 

Original de Koch *

 

 

Modèle italien **  (fond en noyer)

 

Modèle italien ** (fond en érable)

 

Modèle italien ** (62cm)

 

 

Matteo Sellas, Venezia c. 1680 (Paris, Cité de la musique E0246), 67 cm, modèle à la capucine

€ 3200.-

(sans étuis)

  Christoph Koch, Venezia 1602 (Paris, Cité de la musique E2090), 62 cm (*)

€ 3000.- 

(sans étuis)

  Modèle italien d'après Koch et Stradivari, 63-65 cm (**) € 2900.-

(sans étuis)

  Antonio Stradivari, Cremone 1700 (Oxford, Ashmolean Museum, Hill coll.), 69-72 cm € 2900.-

(sans étuis)

Modèles français

Réalisés d’après les "guitares royales" des Voboam, pour lesquels une documentation très complète a été réunie par PhMR. Deux modèles sont proposés ici, mais d’autres sont réalisables. Le premier est une réplique fidèle d’une guitare d’Alexandre Voboame (sic) avec un fond à cinq bandes d’if ou de cyprès séparés par de larges filets d’ébène/ivoire (houx), des éclisses en trois bandes d’ébène, abondamment mais sobrement décoré à la pistagne sur tout le tour de la table, de la rose et de la touche (photos ci-dessous). 

Original d'Alexandre Voboam *

 

Modèle Alexandre Voboam *

 

L’autre modèle est réalisé d’après un original plus court de Jean Voboam dont le décor à l’arlequine, fait de losanges en bois de violette, est particulièrement somptueux. Les chevilles sont en cocobolo, les roses en parchemin à étages réalisées d’après les originaux par Elena dal Cortivo (photo ci-dessous).

 

Original de Jean Voboam **

 

   

Modèle Jean Voboam **

 

Ecouter et visionner cette guitare baroque Anselmus jouée par Anna Kowalska

(Ensemble Luteduo, Anna Kowalska, guitare baroque, Anton Birula, théorbe, 17.07.2009, Bialystok Early Music Festival) - (visionner sur YouTube)

 

 

Alexandre Voboam, Paris 1676 (Paris, Cité de la musique E1532), 69 cm (*)

€ 3200.- 

(sans étuis)

 

Jean Voboam, Paris 1689 (Paris, Cité de la musique E979.2.70), 63 cm (**)

€ 3200.- 

(sans étuis) 

+ Supplément

€ 3000.- pour décor à l'arlequin

 

Guitare baroque "fantaisie" ...

... à découvrir sous les doigts de Béatrice Pornon dans ce disque culte de l'ensemble Kapsberger (Santiago de Murcia, Codex. Naive E8661)

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Guitares romantiques

Là encore le choix est vaste (voir par exemple www.earlyromanticguitar.com) et la liste des modèles proposés pourrait s'enrichir d'autres instruments, notamment d'après Gennaro Fabricatore, Napoli 1801 (coll. privée) ou Georg Stauffer, Wien 1829 (coll. privée, modèle Legnani).

La guitare parisienne de Grobert est célèbre pour être passée dans les mains de Berlioz et de Paganini. C'est un petit modèle "vieux Paris" à chevilles et à touche affleurant.

Le modèle de Pagès est très orné, c'est une guitare à six choeurs dans le style andalou, l'une des premières à posséder un barrage en éventail. Une version de cet instrument avec six cordes simples et un décor simplifié doit être assez proche de la guitare des jeunes Sor et Aguado (photos ci-dessous).

Ces deux premiers modèles se prêtent bien à une monture en boyau dont la faible tension convient au jeu des luthistes, alors que les deux modèles suivants sont mieux appropriés au jeu des guitaristes modernes sur cordes en nylon.

Modèle Pagès (version à 6 cordes simples) *

Le modèle d'Etienne LaPrévotte "dédié aux Dames" est révolutionnaire par de nombreux détails : double-perce et géométrie du chevalet, barrage longitudinal, rosace ovale, mécaniques secrètes (photos ci-dessous).

Original de LaPrévotte **

 

Une page du cahier de PhMR, étude du modèle LaPrévotte **

Enfin le modèle d'après Luis Panormo est le plus moderne, similaire par sa forme et son barrage aux guitares de Pagès, mais agrandi et doté de mécaniques (photo ci-dessous). L'original a le fond plaqué en palissandre sur sapin, un manche en acajou et une tête rapportée en érable ondé.

Original de Panormo ***

 

Modèle Panormo ***

Les bois utilisés pour ces copies de guitares romantiques peuvent être fidèles à l'original (palissandre de Rio pour le modèle de Pagès, érable moucheté pour le modèle de LaPrévotte, etc.) ou de fantaisie. L'érable ondé convient particulièrement bien à la sonorité plus mate (fondamental solide et harmoniques supérieures discrètes) de la guitare romantique.

 

Grobert, Paris c. 1820 (Paris, Cité de la musique E375), 63,5 cm

€ 2900.- 

(sans étuis)

  Juan Pagès, Cadiz 1808 (Bruxelles, MIM M1542), 63 cm, 6 choeurs (*) € 3200.- 

(sans étuis)

 

Etienne LaPrévotte, Paris 1838 (Paris, Cité de la musique E679), 63 cm (**)

Supplément pour copies des mécaniques originales (Rodgers)

€ 3000.- 

(sans étuis)

€ 500.-

  Luis Panormo, London 1849 (coll. privée), 63 cm (***)

Supplément pour copies des mécaniques originales

€ 3000.- 

(sans étuis)

€ 300.-

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Guitares modernes

Modèle Torres

"Por D. Antonio de Torres, Sevilla, Calle de la Cerrageria, numero 32. Ano de 1867"

Modèle Torres FE23 du catalogue Romanillos

(Commentaire du catalogue)

(In: José L. Romanillos. Antonio de Torres, Guitar Maker – His Life and Work. Element Books Ltd, 1987, 240p., p.186)

Une guitare célèbre : Cette impressionnante guitare (FE23 du catalogue Romanillos) est sans doute l'une des plus belles Torres, datant de la fin de la première époque du luthier espagnol. C'est un modèle de perfection classique pour une guitare espagnole. Le fond est en trois pièces de palissandre de Rio (brun chocolat) coupé sur quartier, les fines éclisses du même bois, la table est faite de deux parties dissemblables (les fibres nettement plus espacées du côté des aiguës!), la rosette a pour motif central un ruban d'épis, les mécaniques sont des Baker en argent.

Le guitariste français Christian Aubin joua de longues années cette guitare, avant d'abandonner la vie de concertiste pour la carrière de luthier. Formé par le guitariste Jean Lafon, qui jouait également une Torres (avec une caisse d'érable ondé, conservée à la Cité de la Musique de Paris), Christian Aubin considère toujours cette guitare comme inégalable. Lorsque Christian fit réparer en 1952 sa Torres par son ami Robert Bouchet, luthier parisien auprès duquel il avait appris l'essentiel du métier de constructeur de guitares, celui-ci en examina soigneusement les particularités, et s'inspira notamment du barrage de table où certaines barres forment un pont pour laisser se prolonger l'éventail (voir ci-dessous).

Robert Bouchet 1948

(Commentaire du catalogue)

(In: José L. Romanillos. Antonio de Torres, Guitar Maker – His Life and Work. Element Books Ltd, 1987, 240p., p.54)

Disciple à son tour de Christian Aubin, Philippe Mottet-Rio a joué la FE23 plus de dix ans, et en a réalisé - comme Christian Aubin - plusieurs copies fidèles. C'est un héritage qui a définitivement formé son goût en matière de guitare espagnole !

Modèle Torres simple, en vieux bois

Un modèle simple est également proposé, dans la ligne des instruments de base produits par A. Torres, dont la simplicité et la sobriété n'en faisaient pas moins de splendides instruments. Le modèle proposé est construit sur le même moule que l'instrument ci-dessus, avec un fond en 3 parties en cyprès, une table en vieux bois (vieil épicéa, en 4 parties), une tête à chevilles et une rosace simple mais magnifique. A. Torres ne lui donnait pas cette appellation, mais ce modèle simple correspond à la typique guitare flamenco d'aujourd'hui.

Modèle Torres simple, en vieux bois *

Modèle Anselmus

LAUDAMUS VETERES, SED NOSTRIS UTIMUR ANNIS

(Ovide, Fastes : "Nous louons les Anciens, mais nous sommes de notre temps")

Ce dernier modèle du catalogue est le seul qui soit une création "Anselmus", tous les autres modèles de luths et de guitares étant des copies fidèles d'instruments historiques intéressants.

Cette guitare classique moderne et très personnelle est influencée par l'étude des guitares romantiques et orientée vers un type de sonorité distincte de la guitare espagnole classique, c'est-à-dire vers un son fondamental très solide et une brillance harmonique subtile et discrète. Ce modèle se distingue également par un équilibre soigné entre les registres, une attaque ferme et un volume très surprenant pour sa taille modeste. Le diapason est en principe de 639mm, la caisse est petite (proche d'une Torres FE12 par exemple). L'usage fréquent de l'érable pour la caisse et de nombreux détails esthétiques de l'instrument de style "art nouveau" situent clairement ce modèle dans une perspective post-romantique. Ce modèle peut être réalisé dans une grande variété de bois, palissandres ou fruitiers pour la caisse, épicéa pour la table. Le dessin de la rose, en double ellipse d'ébène et de prunier, du chevalet, du pan coupé intégré dans le talon sont des modèles déposés (© Anselmus / PhMR) (photos ci-dessous).

Diverses réalisations du modèle original Anselmus ** :

 

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Antonio de Torres, Sevilla 1867 (coll. privée), 65 cm (*)

Supplément pour copies des mécaniques originales

€ 3100.- 

(sans étuis)

€ 300.-

 

Anselmus, Bulle, 639 mm (© Anselmus / PhMR) (**)

Pan coupé en option (sans différence de prix)

€ 3300.- 

(sans étuis)

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Productions spéciales

Arpeggione, modèle Stauffer, Vienne, 1826

Modèle d'après Georg Stauffer, Vienne 1826

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© philippe mottet-rio 2003-2010