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atelier 2010
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artistes et ensembles invités
aux Ateliers de musique ancienne de Gruyères
A deux violes esgales (France)*
(2004)
Alla
francesca (France)
(2009)
Anima
Mundi Consort (Italie)*
(2005)
L'Assemblée
des Honnestes Curieux (France)*
(2006)
Robert Barto (Etats-Unis)**
(2003)
La Beata
Olanda (Allemagne)
(2006)
Martin Birnstiel
(2010)

Rafael Bonavita (Uruguay)
(2003)
Michel Brodard
(Suisse)
(2008)
Gregor Camenzind
(Suisse)
(2008)
Véronique Carrot
(France/Suisse)
(2008)
Amélie Chemin (France)
(2008)
Compagnie
Outre Mesure (France)
(2007)
El
Cortesano (Espagne)
(2007)
Doulce
Mémoire (France)
(2007)
Eduardo Egüez
(Argentine)
(2006)
Christine
Gabrielle
(Suisse)
(2007)
Granville
(Suisse)
(2006)
Hager Hanana
(Suisse)
(2010)

Manfredo Kraemer
(Argentine)
(2006)
Lucidarium
(Italie/Suisse) (2005)
Luteduo
(Pologne/Russie)
(2008)
Bernhard
Maurer (Suisse)
(2010)

Música Prima
(Espagne)
(2009)
Trio Nørn
(Suisse)
(2009)
Didier Poskin (Belgique)
(2008)
La Reverdie (Italie)
(2005)
La Serena (Suisse)
(2009)
Raphaella Smits (Belgique)
(2008)
Matthias Spaeter (Suisse)***
(2003)
Margit Uebellacker
(Autriche)
(2005)
Christoph Urbanetz (Autriche)
(2004)
La Volette
(Suisse)
(2007)
Crawford Young
(Etats-Unis)
(2005)
Les
Witches
(France)
(2007)*
* en partenariat avec l'Association pour la
Découverte de la Musique ancienne (ADMA, Fribourg)
** en partenariat avec les Rencontres Guitares de
Bulle, avec le soutien de la Loterie Romande
*** grâce au concours du Conservatoire de Musique
du Canton de Fribourg
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L'Association Guitare & Luth oeuvre à la promotion de la musique ancienne,
par l'organisation de concerts autour de
l'instrument qui est au coeur de l'Atelier de musique ancienne
qu'elle organise annuellement à Gruyères.
Avec le concours d'associations ou institutions partenaires, ce
sont ainsi chaque année de prestigieux concerts qui sont
proposés au public fribourgeois. En outre, conformément à sa
vocation, l'Association s'assure également d'associer chaque
année de jeunes artistes confirmés à la manifestation, leur
proposant ainsi une plate forme où ils peuvent nous faire
partager leurs
talents.
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A
deux violes esgales (France)
(2004)

A
deux violes esgales est un ensemble de musique baroque fondé
par Jonathan Dunford et Sylvia Abramowicz autour d'une passion
commune : la viole de gambe.
Cette passion a conduit Jonathan Dunford à effectuer des
recherches qui lui ont permis d'exhumer des centaines de
pièces de violes de Sainte-Colombe, Marin Marais, Hotman,
Stöeffken, Dubuisson et Demacky.
Violiste de talent, l'accueil enthousiaste fait par les
critiques à ses disques en témoigne, il a rendu ces partitions
au public par des éditions spécialement proposées sous sa
direction.
Jonathan Dunford peut jouer seul, mais également avec Sylvia
Abramowicz. A eux deux viennent se joindre, selon les besoins
de la programmation, des instrumentistes de talent ainsi que
d'extraordinaires chanteurs : Monique Zanetti, Jennifer Lane,
Ian Honeyman et Philippe Roche.
Les partitions jouées le sont très souvent pour la première
fois depuis le XVIIè ou XVIIè siècle.
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www.a2violes.com/new/jonathan.htm
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Alla francesca (France)
(2009)
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Alla
francesca compte parmi les groupes incontournables pour
qui veut découvrir les répertoires de musiques médiévales dans
les meilleures conditions. L'interprétation, à la fois vivante
et poétique, est le fruit d'un long travail de maturation, de
recherches et d'échanges, une musicologie mise à l'épreuve de
la pratique, avec un réel sens du contact avec le public.
Placé
sous la direction complice de Pierre Hamon et
Brigitte Lesne, l'ensemble expérimente pratiques et
choix jusqu'à obtenir une interprétation musicalement
optimale et historiquement plausible dans le respect du
texte original. L'accent est mis sur les techniques
instrumentales - finesse de jeux et articulations adaptées
aux musiques de danse et à l'accompagnement du chant –
ainsi que sur une vocalité spécifique - travail de la
diction, de la ligne et du legato pour une mise en valeur
du texte poétique.
Alla
francesca concentre ses recherches sur la période du 12e
au 15e siècle. S'ouvre ainsi à nos oreilles un véritable
voyage musical, tour à tour festif et poétique, d'une
feinte simplicité ou d'une extrême sophistication. Parmi
son répertoire les musiques "françaises" (langues d'oc et
d'oïl, troubadours et trouvères, motets), "espagnoles"
(cantigas, Llibre vermell de Montserrat...), du trecento
italien (Francesco Landini, istanpitte...) et de toute
l'Europe des 14e et 15e siècles. S'y ajoutent parfois
diverses musiques plongeant leurs racines dans ces hautes
époques (chants séfarades, tarentelles, musiques
arabo-andalouses...). Tout en se référant au travail des
musicologues et à la lecture des écrits médiévaux, Alla
francesca confronte volontiers ses pratiques à celles des
traditions monodiques vivantes, populaires ou savantes,
ainsi qu'aux recherches organologiques des facteurs et
luthiers. Les productions proposés avec conteur, comédien,
jongleur, ensemble vocal offrent toute la palette des
sonorités et la richesse culturelle du Moyen Age.
L'ensemble se produit dans les plus grands festivals en
France et dans le monde entier. À son palmarès
discographique figure le "Diapason d'Or de musique
ancienne de l'année 2000". Amor mi fa cantar alla
francesca : en ouvrant par cette pièce
emblématique son premier CD en 1992, Alla francesca est
entré de plain-pied au coeur d'un répertoire qu'il défend
encore : l'ars nova italienne. Jeu de mots, fantasme ou
revendication : il se reconnaît bien dans cette idée d'un
style d'interprétation "à la française"...
◊
Brigitte Lesne (chant, harpes médiévales,
percussions). Après des études de piano, chant, clavecin
et flûte à bec, Brigitte Lesne poursuit simultanément des
études de lettres hispaniques et de musique ancienne. Elle
intègre très vite des groupes spécialisés dans la musique
médiévale : Alia musica (Italie), puis l'ensemble Gilles
Binchois. Au tournant des années 90 elle fonde Discantus,
ensemble de référence pour les musiques sacrées médiévales
chantées à voix de femmes, et cofonde simultanément
l’ensemble Alla francesca. B. Lesne se produit également
en récital solo, se consacrant aux chansons d'amour et
chansons de femmes, musiques et poésies des anciennes
langues romanes. On a pu l'entendre dans la plupart des
grands festivals de musique ancienne et festivals
internationaux. Elle transmet aussi ses connaissances lors
d’ateliers pratiques qu’elle anime régulièrement,
notamment au Centre de musique médiévale de Paris.
◊ Pierre Hamon
(flûtes à bec et traversières, flûtes doubles,
cornemuses...). Flûtiste à bec au parcours atypique, il se
passionne tout jeune pour les répertoires les plus
anciens, baroques et antérieurs, tout en poursuivant des
études de mathématiques et physique. Son instrumentarium
ne ressemble à aucun autre. Constitué de flûtes
médiévales, renaissances et baroques de toutes tailles, il
comporte aussi de très nombreux instruments issus des
univers traditionnels de toutes origines. Cofondateur de
l'ensemble Alla francesca, il se produit aussi en récital
solo, mêlant musiques médiévales et contemporaines, et
régulièrement comme chambriste avec Jordi Savall et les
ensembles Hesperion XXI, Il Seminario Musicale, et le
Poème Harmonique. Outre son abondante discographie avec
Alla francesca, on peut l’entendre en récital (« Hypnos » et
« Lucente stella », et « L’amoureus tourment » avec le
jeune chanteur Marc Mauillon) et dans de très nombreux
enregistrements. Pierre Hamon est aujourd'hui professeur
titulaire au Conservatoire National de Musique et de Danse
de Lyon.
◊ Vivabiancaluna Biffi
(vièle à archet) a commencé sa carrière au violoncelle, en
soliste et chambriste. Elle multiple ensuite les
expériences musicales, axées sur les musiques
traditionnelles italiennes et européennes ou encore sur le
jazz. Après avoir décidé de se consacrer uniquement aux
musiques anciennes, elle se perfectionne à la Schola
cantorum de Bâle, d’où elle sort diplômée en 2001 en chant
et instruments à archets anciens (vièle médiévale, vihuela
d’arco et viole de gambe renaissance) et où elle se
spécialise en notation ancienne, iconographie médiévale et
organologie. Elle se produit régulièrement en solo et avec
de nombreuses formations de musique ancienne (Alla
francesca, Lucidarium, Hesperion XXI).
◊ Carlo Rizzo
(percussions) découvre le tambourin avec le répertoire du
Sud de l’Italie, et tourne alors ses recherches vers
l’ensemble des musiques traditionnelles de la péninsule, y
compris vocales. L’interprète se double en lui d’un
inventeur - il a créé deux nouveaux prototypes
d’instruments (le tambourin polytimbral et le tambourin
multitimbral) - et aussi d’un compositeur. Depuis 1988, il
a créé plusieurs ensembles et se produit régulièrement en
récital solo depuis 1992, ainsi qu’avec de très nombreux
artistes. Il a à son actif une trentaine
d’enregistrements, parmi lesquels « Istanpitta » avec Alla
francesca ou « Scherzo orientale » en récital solo.
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alla francesca
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Anima Mundi Consort (Italie)
(2005)
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Anima Mundi Consort, formé en 2003, réunit une palette de
brillants interprètes au bénéfice d'une longue expérience de
la musique ancienne, qu'ils jouent sur instruments d'époque.
Ils s'associent également régulièrement aux plus proéminents
experts dans le domaine de la recherche et de l'interprétation
de la musique ancienne, ainsi que de la reconstitution
d'instruments anciens.
L'ensemble est emmené par Luca Brunelli Felicetti
(percussions, psaltérion, clochettes, cloquebois, voix),
fondateur également de l'ensemble de musique ancienne Modo
Antiquo avec lequel il a mené une intense activité de concerts
et discographique, et qui a collaboré à de nombreux autres
ensembles.
Le
nouveau disque d'Anima Mundi Consort, "Danze Strumentali
Medievali Italiane" (janvier 2005), offre un ensemble rare de
pièces du 14è et 15è siècles. L'album s'est vu décerner
un "Choc du Monde de la Musique".
"... passionnant et unique exemple de trotto, ici instrumenté
avec une inventivité étonnante et interprété avec une
virtuosité stupéfiante. Les flûtes, déchaînées, terminent
souvent leurs phrases par des portamentos descendants du plus
bel effet et plausibles historiquement. L'Anima Mundi Consort
(...) déploie un arsenal d'instruments d'époque
impressionnant." Jacques Amblard, Le Monde de La Musique
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www.animamundiconsort.net
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L'Assemblée des Honnestes Curieux
(France)
(2006)
En 1641 Jacques Champion de Chambonnières réunit autour de lui quelques amis
pour offrir des concerts publics, sous le nom de L'Assemblée des Honnestes
Curieux. En 1997, la curiosité et l’honnêteté président de nouveau aux destinées
d’un jeune ensemble animé du désir de transmettre l’émotion contenue dans ces
pages des XVIIe et XVIIIe siècles. Curiosité dans la recherche du répertoire et
volonté de le restituer dans toute sa puissance et son actualité... Honnêteté
dans l’interprétation vivante, investie, et consciente...
Cette nouvelle Assemblée des Honnestes Curieux, emmenée par
Amandine Beyer (violon) à laquelle se joignent Antoine Torunczyk
(hautbois),
Chiao-Pin Kuo (clavecin) et Baldomero Barciela (viole de gambe),
n’a pas tardé à faire ses preuves : en 1998, lors de la troisième édition du
Concours international de musique ancienne Premio Bonporti à Rovereto (Italie),
elle a remporté le Premier Prix ainsi que le Prix Spécial du Jury, présidé par
Gustav Leonhardt.
Les musiciens de L’Assemblée se sont également distingués en solo : Amandine
Beyer, Premier prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
(1994) et diplômée soliste de la Schola Cantorum de Bâle (classe de Chiara
Banchini, 1999), lauréate de la Fondation Juventus, a remporté à Turin le
concours de violon baroque Antonio Vivaldi lors de son édition 2001. Antoine
Torunczyk a remporté en juin 2000 le Premier prix du Concours de hautbois
baroque organisé par le Händels Festpiele de Halle (Allemagne), où
l’accompagnement du continuo des Honnestes Curieux a également été remarqué.
Mise à part leur activité au sein du groupe, les membres de notre Curieuse
Assemblée jouent fréquemment avec des formations telles que le Freiburger
Barockorchester, l’Ensemble 415 (Chiara Banchini), Mala Punica (Pedro
Memelsdorff), l’Orchestre Baroque d’Amsterdam dirigé par Ton Koopman, Anima
Eterna (Jos Van Immerseel), La Capella Reial de Catalunya et Jordi Savall, la
Grande Écurie (Jean-Claude Malgoire)...
L'Assemblée des Honnestes Curieux s’est déjà produit en France, en Italie, aux
Pays-Bas, en Suisse, au Portugal et en Espagne, dans des festivals de renom tels
que le festival d’Urbino, Musica & Poesia in San Maurizio de Milan, le Festival
d’Ambronay ou le Festival Are-More de Vigo.
Son premier disque, consacré aux Pièces en trio de Marin Marais, est
sorti en 2001. Paru en 2003, le disque
Sonatas in Several Parts by Mr Handel a été primé de «5 étoiles» par
Goldberg et un nouveau disque consacré aux Pièces et sonates pour le violon
de Jean-Ferry Rebel est sorti en début 2006.
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www.honnestescurieux.com
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Robert Barto (Etats-Unis)
(2003)
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Diplômé de l'Université de San Diego (Californie), Robert
Barto étudie le luth à Cologne avec Michael Schaeffer et à
Bâle avec Eugen Bombois. Il
remporte ensuite le Prix de
"meilleur instrumentiste" du célèbre Festival Musica Antiqua
de Bruges. Ses enregistrements de musique de Sylvius Léopold
Weiss ont été accueillis avec grand enthousiasme par les
critiques et les mélomanes intéressés par la musique ancienne.
Instrumentiste particulièrement inspiré, doublé d'une maîtrise
et d'une finesse d'exécution remarquables, Robert Barto figure
parmi les luthistes de tout premier rang de son temps.
"Robert Barto joue au cœur d'une rêverie méticuleusement
organisée, avec un contrôle impeccable, une sonorité lustrée
et une grâce fluide …" (New York Times)
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www.polyhymnion.org/barto/
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La Beata Olanda (Allemagne)
(2006)
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Fondé
en 1992 par Claudia Hoffmann, La Beata Olanda,
ensemble de musique ancienne, donne des concerts dans des
formations allant du duo à l'orchestre en Allemagne ainsi
que dans toute l'Europe. Formés au jeu d'époque lors de
leurs études aux conservatoires de La Haye et d'Amsterdam
– d'où le nom de "la Hollande Heureuse" – les membres de
l'ensemble ont également fréquenté la Schola Cantorum
Basiliensis ainsi que l'Akademie für Alte Musik Bremen.
Cet ensemble aux talents variés
est spécialisé dans le répertoire des 17è, 18è et 19è siècles, sur instruments
d'époque. Ses directions principales sont la recherche et l'exécution d'oeuvres
peu connues et quelquefois non éditées, les oeuvres de femmes compositeurs de
l'époque baroque et pré-classique, ainsi que la musique de Cour, en lien
également avec le folklore celtique
En 2000, La Beata Olanda a
donné en première européenne les sonates pour violon et basse continue d'Elisabeth-Claude
Jacquet de la Guerrre, qui ont été applaudies tant par le public que par la
presse, et ont depuis été enregistrées par l'ensemble (Salto). L'ensemble a
également réalisé un enregistrement de "Musique italienne au 17è siècle pour le
violon et le luth" (Aeolus). Il s'est notamment produit lors des Thüringer
Bachwochen, du Rheingau Musikfestival, du Tavistock Festival (UK), du
Barockfestspiele Arolsen et du Kultursommer Nordhessen.
Après des études de violon
classique à Freiburg im Breisgau, Claudia Hoffmann commence ses études de
violon baroque chez Michi Gaigg au Conservatoire National de Région de
Strasbourg. Puis elle travaille successivement avec Sigiswald Kuijken et Ryo
Terakado au Koninklijk Conservatorium de La Haye ainsi qu’avec Chiara Banchini à
la Schola Cantorum Basiliensis. Elle a participé à des masterclasses avec John
Eliot Gardiner, Fabio Biondi, Ingrid Seifert et Reinhard Goebel. Elle a joué
avec l’orchestre baroque de Stuttgart, l'orchestre baroque de Brême ainsi que
la "Petite bande". Des collaborations avec le Madrigalchor Freiburg, le Chœur de
chambre de Zürich, la Maîtrise de Bâle ainsi que l'Ensemble Vocale München font
également partie de ses activités. Elle a à son actif plusieurs enregistrements
radiophoniques et discographiques, avec l'ensemble La Beata Olanda ou d'autres
ensembles, et elle donne également des concerts d'improvisation.
Né en 1965 à Möhringen,
Thorsten Bleich a étudié la guitare aux Conservatoires de Trossingen et de
Stuttgart avant de se concentrer sur des instruments anciens (luths et théorbes)
en étudiant à l’Académie de musique ancienne de Brême (avec Steven Stubbs), au
Conservatoire de Trossingen (avec Rolf Lislevand - guitare historique) et au
Conservatoire de Cologne (Konrad Junghänel). Il compléta sa formation en
étudiant la flûte à bec et le chant, en participant également à des
masterclasses donnés par Walter van Hauwe, H. Tol, P. Memelsdorff, entre autres.
Entre temps, Thorsten Bleich donne des concerts en soliste ou avec des ensembles
dans toute l’Europe. Des enregistrements pour la radio et sur CD, notamment avec
l'ensemble Aspecte, viennent compléter ses activités. Depuis 2001, il est
professeur au Conservatoire de Strasbourg.
Gerald Stempfel a étudié
à Nuremberg, Amsterdam et Bâle – la flûte à bec auprès de Ulrike Volkhardt,
Marion Verbruggen et Walter van Hauwe, le clavecin auprès de Anneke Uitenbusch
et Carsten Lohff, et enfin la viole de gambe auprès de Hartwig Groth et Paolo
Pandolfo. Il a donné de nombreux concerts, en tant que soliste ou membre de
l'ensemble Labyrintho et d'autres ensembles, en République tchèque, au
Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal. Gerald Stempfel est le lauréat de
plusieurs concours prestigieux, qui ont salués ses interprétations historiques.
Tina Speckhofer est née
à Bregenz en Autriche et elle a étudié la flûte à bec, le piano ainsi que le
clavecin (auprès de Wolfgang Glüxam), à la Hochschule für Musik und darstellende
Kunst in Wien Schulmusik. Son goût pour ces instruments historiques l'amena à
étudier la musique ancienne et le clavecin auprès de Patrick Ayrton au
Königliche Konservatorium Den Haag, où elle a notamment également pratiqué la
basse continue à l'orgue. Elle s'est installée à Constance et donne
régulièrement des concerts en diverses formations (solo, musique de chambre,
orchestre), dans des répertoires allant d'œuvres de 1600 jusqu'au préclassique
du 18e siècle.
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www.la-beata-olanda.de
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Martin Birnstiel (Suisse)
(2010)
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Né
à Berne, Martin Birnstiel a étudié le violoncelle à Berne et à
Zürich/Winterthur, puis le violoncelle baroque à Bâle. Il a
également suivi des cours de maître avec B. Greenhouse, S.
Palm, A. Bylsma, L. Scheifes und W. Levin. Depuis ses études
il s’intéresse à la musique de chambre dans tous ses genres :
baroque et classique sur instruments historiques, musique
contemporaine et musique improvisée. Avec son quatuor à
cordes, il s’est spécialisé dans la musique de théâtre, jouant
à Munich (Münchner Opernfestspiele), à Graz (Steiricher Herbst),
au Schauspiel Hannover, au Thalia Theater Hamburg, au
Schauspielhaus Zürich, au Stadttheater Basel, à Luxemburg etc.
Martin Birnstiel est membre de plusieurs formations, notamment
du Weshalb Forellen Quartett (quatuor à cordes), de Mumur
(jazz), de Cantus Firmus Consort (baroque). Il donne aussi
régulièrement, aux côtés de nombreux artistes, des concerts de
musique improvisée. A côté de ses activités de concertiste, il
enseigne le violoncelle dans plusieurs écoles de musique,
ainsi que le quatuor à cordes à Costagrande (Vérone, Italie).
A Gruyères,
il donnera en concert l'intégrale des suites pour violoncelle de Bach, en
un double concert partagé avec Hager Hanana
et Bernhard Maurer.
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Rafael Bonavita (Uruguay)
(2003)
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Rafael
Bonavita est né à Montevideo (Uruguay). C'est là qu'il obtint
son premier diplôme de guitare. Sa formation et les concerts
qu'il a donnés l'ont ensuite amené au Brésil et en Argentine.
En 1992, il est invité pour un séjour d'étude à l'Université
du Québec (Canada). Pour mieux se familiariser avec la musique
de la Renaissance et baroque, il entreprend en 1993 des études
auprès d'Hopkinson Smith à la Schola Cantorum Basiliensis
(Bâle) et y obtient brillamment son diplôme de soliste pour le
luth renaissance et baroque, le théorbe, la vihuela et la
guitare baroque en 1999.
Dans le monde de la musique ancienne, Rafael Bonavita est
reconnu comme un des meilleurs interprètes sur instruments à
cordes pincées. Instrumentiste rigoureux à partir des sources
historiques, Bonavita est par ailleurs un explorateur de
nouvelles voix d'expression, un musicien complet et en même
temps un interprète proche du public qui sait communiquer les
possibilités des instruments à cordes les plus anciens.
Tout en enrichissant et en intensifiant son activité
principale, Bonavita se tourne fréquemment vers des
répertoires limitrophes, comme la musique médiévale et la
musique contemporaine, ou la musique pour l'audiovisuel. Comme
instrumentaliste multiple, Rafael Bonavita est souvent l'hôte
du Sinfonietta de Bâle dans des programmes de compositions
modernes, ainsi que celui du Basler Theater pour ses
productions d'opéra. Rafael Bonavita a enregistré de nombreux
disques, et joue régulièrement avec des ensembles placés sous
la conduite de René Jacobs, Marc Minkowski et Jordi Savall.
En
plus de ses performances pour la radio et la télévision de
plusieurs pays, il a enregistré pour les labels BIS (Suède),
Harmonia Mundi et K 617 (France), Pan Classics (Suisse),
Cookie & Bear (Japon), Enchiriadis et Alia Vox (Espagne),
Symphonia et Tactus (Italie), entre autres, et toujours avec
une excellente reconnaissance de la part des milieux
spécialisés.
Comme soliste, son CD "Principe delle Muse", enregistré pour
le label Enchiriadis, dédié à la musique pour guitare baroque
d'Angelo Michele Bartolotti, a été particulièrement applaudi
par la critique et le public. Dans son dernier enregistrement
pour le même label, consacré à Santiago de Murcia et Gaspar
Sanz, il découvre les racines populaires du baroque espagnol,
en soulignant le côté le plus extraverti et singulier de ce
fascinant répertoire.
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www.rafaelbonavita.com
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Michel Brodard
(Suisse)
(2008)
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Après
l'obtention de sa virtuosité de chant au Conservatoire de
Fribourg, avec la mention "Summa cum laude, avec félicitations
du jury" (1977), la basse-baryton Michel Brodard s'engage dans
une intense carrière de concertiste. Il participe à de
nombreux concerts et festivals en Europe surtout, sous la
direction de grands chefs tels que Michel Corboz, Igor
Markévitch, Edwin Loehrer, Horst Stein, Yehudi Menuhin, Armin
Jordan, Helmuth Rilling, Michel Plasson, Philippe Herreweghe,
Jean-Claude Malgoire, Jesus Lopez-Cobos, Neeme Järvi, Marcello
Viotti, Fabio Luisi ...
Des oratorios, passions et messes aux oeuvres plus méconnues,
son répertoire est très vaste et il chante aussi bien la
musique ancienne que contemporaine. Nombre de compositeurs
actuels (Théo Flury, Edouard Garo, Michel Hostettler, Marcel
Landowski, Laurent Mettraux, Norbert Moret, Oscar Moret,
Andreas Nick, Andreas Pflueger, René Oberson, François
Pantillon) ont fait appel à lui pour la création de nouvelles
oeuvres dont certaines écrites pour lui.
A
l'opéra, il chante de nombreux rôles dans des oeuvres de
Paisiello, Rossini, Cimarosa, Donizetti, Gluck, Bizet, Purcell
et Britten. Il remporte en particulier tous les suffrages pour
son interprétation du rôle-titre dans Owen Wingrave de
Britten.
Il a
enregistré des oeuvres de Monteverdi, Bach, Schubert, Ravel,
etc. notamment sous la direction de Michel Corboz, Armin
Jordan, Helmuth Rilling, Neeme Järvi ... Depuis 1997, Michel
Brodard enseigne le chant à la Musikhochschule de Lucerne.
A Gruyères,
il a chanté le célèbre Winterreise de Schubert accompagné de
la pianofortiste Véronique Carrot. |
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Gregor Camenzind
(Suisse)
(2008)
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Gregor
Camenzind, né à Bâle, a commencé ses études de piano au
Conservatoire de Fribourg, avec Céline Volet. Après son
diplôme, il poursuivit auprès de Harry Datyner au
Conservatoire de Genève, où il obtint son diplôme de soliste.
Suivirent des cours de maître avec Jörg Demus, Paul
Badura-Skoda et Tamás Vásáry. Grâce à une bourse, il se forma
également au sein de la Franz-Liszt-Akademie à Budapest,
auprès de Balázs Szokolay (piano) et de Balázs Szunyogh
(musique de chambre).
Il a donné de très
nombreux concerts comme soliste. Il a notamment donné les
concertos pour piano de Mozart KV 415, 449 et 491, le 5e
concerto pour piano de Beethoven ainsi que le concerto pour
piano de Dvořák, avec l’Orchestre des Jeunes de Fribourg, sous
la direction de Théophanis Kapsopoulos. En mai 2005, il a
interprété la partie de soliste du 1er concerto pour piano de
Schostakovitch, accompagné par l’Orchestre de l’Hermitage de
St. Petersburg, sous la direction d’Andreas Spörri.
Il s’intéresse
également à la musique de chambre, à l’accompagnement de lieds
et à la préparation de chœurs. Il a ainsi travaillé avec de
nombreux chanteurs (Haïda Housseini, Marie-Claude Chappuis,
Michel Brodard, René Perler, Gilles Bersier, etc.) et se
produit régulièrement en concert avec des chœurs. Il est
co-répétiteur dans la classe professionnelle de violon
de Gyula Stuller, au Conservatoire de Fribourg. En 2001 il
assura la partie de continuo dans la Création de Haydn, sous
la conduite de Bernhard Pfammatter.
Gregor Camenzind
enseigne également au Conservatoire de Fribourg (Suisse).
A Gruyères il a
accompagné
la
gambiste française
Amélie Chemin et le violoncelliste Didier Poskin,
lors du concert comparatif présentant la Sonate arpeggione de
Schubert. |
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Véronique Carrot
(Suisse)
(2008)
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Née en France,
Véronique Carrot vit en Suisse depuis 1975. Elle a étudié le
clavecin auprès de Christiane Jaccottet à Genève, et de Scott
Ross à Québec, ainsi que la la direction de chœurs au
Conservatoire de Genève avec Michel Corboz.
En tant que chef de
choeur et claveciniste, Véronique Carrot a participé à de
nombreuses productions d'opéra, au Grand Théâtre de Genève, au
Festival d'Aix-en-Provence, à l'Opéra de Lyon, au Théâtre
musical de Paris, avec Sir Charles Mackerras, Michel Corboz,
Horst Stein et Jesus Lopez Cobos. Depuis 1979, elle collabore
régulièrement avec l'Opéra de Lausanne, comme continuiste,
chef de choeur et, à l'occasion, chef d'orchestre. A ce titre,
elle a dirigé la dernière représentation de Cosi fan Tutte
à Mézière en 1993 et toutes celles de l'Orfeo de
Monteverdi en 1999. Au clavecin, elle a tenu le continuo d'Orfeo
et des Vêpres de Monteverdi, ainsi que de David et
Jonathas de Charpentier. A l'Opéra de Lausanne, elle a
assisté Michel Corboz pour le Retour d'Ulysse
(Monteverdi) et Jesus Lopez Cobos pour Il Matrimonio
Segreto (Cimarosa).
Evitant de se confiner
dans le répertoire baroque de son instrument, elle se plaît à
explorer tous les genres et toutes les formes du chant choral,
affectionnant aussi bien le travail polyphonique du répertoire
a capella que les exigences du répertoire choral avec
orchestre. C'est ainsi qu'elle a dirigé l'Orchestre des
Rencontres musicales, l'Orchestre de Chambre de Lausanne et
l'Orchestre de la Suisse Romande dans un répertoire passant
par les Vêpres de Monteverdi, le Magnificat de Bach,
l'Acis et Galatée de Haendel, la Theresienmesse de Haydn, les
Requiem de Mozart, de Duruflé, de Fauré et de Brahms, mais
aussi le Roi David d'Arthur Honegger et la musique
religieuse de Britten, de Martin ou de Bernstein.
A Gruyères,
elle a accompagné au pianoforte le baryton-basse
Michel Brodard, dans le célèbre
Winterreise de Schubert. |
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Amélie Chemin (France)
(2008)
|

Née en France en 1980,
elle étudie le violoncelle "moderne", la musique de
chambre et l'orchestre symphonique aux conservatoires du
Mans, de Caen et de Lyon, où elle obtient ses premiers
prix avec Mention.
Son goût pour le
répertoire médiéval, Renaissance, baroque et classique
l'amène en 2003 à la Schola Cantorum Basiliensis (Bâle) où
elle étudie la viole de Gambe avec Paolo Pandolfo, le
violoncelle baroque avec Petr Skalka et le consort
Renaissance et la vièle médiévale avec Randall Cook.
Elle y obtient en avril
2008 son diplôme de concertiste en viole de gambe.
Elle s'est également
formée auprès de J. Hantaï, E. Guigues, M. Muller, J.
Savall, P. Pierlot, V. Ghielmi et A. Bylsma.
Elle participe à
différents projets, festivals, concerts (France, Italie,
Suisse, Allemagne, Autriche, Ukraine, Turquie, Espagne,
Angleterre) sous la direction de W. Christie, A. Marcon,
B. Dickey, D. Vellard, C. Banchini, J. Christensen, D.
Cuiller, D. Plantier, A. Rooley, E. Tubb, S. Rampe, R.
Lislevand, H. Smith, J. Rifkin, G. Türk, H.M. Linde. En
outre, elle participe à plusieurs enregistrements CD, chez
Pirelli Re, et avec la radio autrichienne.
Son intérêt pour la
danse et l'expression corporelle l'amène à pratiquer la
danse Renaissance, baroque mais aussi africaine, salsa et
depuis octobre 2006, flamenco.
A Gruyères,
elle a joué la Sonate arpeggione de Schubert en concert comparatif avec le violoncelliste
belge Didier Poskin, et
accompagnée au pianoforte par Gregor
Camenzind. |
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Compagnie Outre Mesure (France)
(2007)
|

Dès la
création de la Compagnie Outre Mesure en 1999, ses
fondateurs, six passionnés de musiques et de danses dites
« anciennes », en confient la direction à Robin Joly afin
de promouvoir l’art ménétrier.
La
Compagnie Outre Mesure rassemble aujourd’hui des
chercheurs, instrumentistes, luthiers, chanteurs,
danseurs, escrimeurs, comédiens et techniciens d’horizons
et de parcours différents. Son collectif de musiciens
permet de multiples combinaisons instrumentales et vocales
allant du consort à la grande "Bande de Hauts Bois"
en passant par les solos et les "concerts brisés".
Avec
plus d’une centaine de bals Dansez Renaissance… à
son actif à travers l’Europe, la Compagnie Outre Mesure
est aujourd’hui considérée comme l’une des structures les
plus novatrices et appréciées dans cette spécialité. En
parallèle, son approfondissement sur le rapport
musique-chorégraphie qui implique un travail spécifique
sur les tempos, les dynamiques, les phrasés et les
articulations lui permet d’aborder la scène d’une manière
vivante, originale et actuelle à travers des Bals,
Ballets, Mascarades, Spectacles, Concerts, Sonneries,
Cérémonies, Processions, Parades, Fêtes …
Loin du seul désir de reconstitution du
répertoire de la Renaissance, la Compagnie Outre Mesure
cherche à privilégier les côtés collectifs, créatifs et
ludiques. Dans ses créations, elle confronte les
répertoires (traditionnels, baroques, contemporains …) à
travers leurs pratiques respectives afin de les enrichir
mutuellement, ce qui singularise son approche dans le
paysage des danses et musiques anciennes.
La diffusion des recherches et des travaux
de la Compagnie Outre Mesure s'articule autour de
quatre axes : les créations (programmées par des
festivals, villes, salles de spectacles …), les mises en
valeur du patrimoine, les actions pédagogiques et les
productions de disques, cahiers de bal, articles etc., par
le biais du label COM. |
www.outremesure.fr
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El Cortesano (Espagne)
(2007)
|

L'ensemble El Cortesano (Espagne), formé de Ariel
Abramovich, vihuela et luth, et José Hernández Pastor,
haute-contre, se dédie entièrement au répertoire de musique Renaissance
- et en particulier la musique espagnole. Il fait revivre et
redécouvrir des musiques souvent oubliées de grands maîtres
tels que Victoria, Guerrero, Narváez ou Morales.
Les deux artistes se sont rencontrés à Bâle en 1998 et se sont
depuis engagés dans l'exploration de ce répertoire immense - ils
sont particulièrement au fait du langage particulier de ces
pièces, et ils mettent leurs connaissances musicologiques et
leur sensibilité artistique au service de cette musique ancienne qui recèle de
nombreuses incertitudes.
L'atmosphère subtile créée par l'association de la voix et de
l'instrument fait découvrir au public des sons oubliés depuis
longtemps - poésie et musique, déclamation et interprétation
fondées sur des recherches historiques approfondies, font des
concerts de l'ensemble El Cortesano des instants d'émotion
vive, tout comme ils devaient l'être il y a 5 siècles.
El
Cortesano a déjà donné de nombreux concerts et participé à
d'importants festivals en Europe et Amérique latine. En
août 2001 l'ensemble a enregistré en première mondiale des oeuvres
du compositeur espagnol Esteban Daza, pour le label Arcana,
une référence pour la musique pour luth et vihuela. Le
programme qui sera donné à Gruyères sera tout à fait
exceptionnel : il fera revivre le Libro
de Música de Vihuela de Diego Pisador (Salamanca 1552).
www.elcortesano.com
Né
à Buenos Aires en 1976, Ariel Abramovich a débuté par des études de guitare
classique (José Luis Merlín, Miguel de Olaso, Miguel
Ángel Girollet, etc.), ne dédaignant pas initialement la musique latino-américaine, le jazz
et même le rock. Mais sa découverte d'une fantaisie de Luys de Narváez a
marqué radicalement son parcours
artistique : il décida à partir de ce moment-là de se dédier
exclusivement au répertoire pour luth et vihuela du 16e
siècle. Il
approfondit dès lors sa connaissance de la musique et des
instruments anciens avec Dolores Costoyas et Eduardo Egüez. De 1996 à 1999 il a
étudié avec Hopkinson Smith à la Schola Cantorum Basiliensis
(Bâle), et suivi des cours avec Anthony Rooley, Dominique
Vellard, Crawford
Young,
Paul O´Dette et Pedro Memelsdorff.
Ariel Abramovich poursuit aujourd'hui une riche carrière
d'instrumentiste, étant l'un
des rares musiciens de sa génération à se spécialiser sur un
répertoire aussi spécifique, celui dédié au luth et à la vihuela entre 1507 et 1630.
Hormis sa collaboration avec José Hernández Pastor et leur
enregistrement des oeuvres du vihueliste espagnol Esteban Daza,
il a enregistré avec La Compañía del Tempranillo ("Veneno de los Sentidos", 1999)
ainsi qu'avec le musicien brésilien Marcelo Delacroix (2000).
José Hernández Pastor, haute-contre, est né à Valencia
(Espagne) en 1974. Initialement dédié au piano (diplôme des
conservatoires de Valencia et Oviedo, Espagne) son parcours
musical l'amène pendant ses études
musicologiques à l'Université d'Oviedo à s'intéresser de plus
en plus à la musique ancienne. Il entreprend alors une
formation de contre-ténor, qu'il approfondira à partir de 1998
à la Schola Cantorum Basiliensis. Il y a suivi les
enseignements de Richard Levitt et Nicolau de Figueiredo, tout
en participant à des cours avec Montserrat Figueras, René
Jacobs ou encore Anthony Rooley. Il suit actuellement
l'enseignement d'Andreas Scholl. Il
se produit réguièrement comme soliste en Europe et en Amérique
du Sud, sous la conduite de chefs tels que Jordi Savall,
Dominique Vellard, Joshua Rifking, Eduardo López Banzo, Yves
Corboz ou Carles Magraner. Il a participé à de nombreux
festivals et a à son actif deux enregistrements avec l'ensemble Resonet (Clave Records) ainsi que l'enregistrement du Carlos V
Emperador, avec Jordi Savall et La Capella Reial de Catalunya
(avril 2000).
|
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Doulce Mémoire (France)
(2007)
|

C'est en 1990 que Denis Raisin Dadre, flûtiste virtuose
et spécialiste recherché des "anches Renaissance", fonde
l'ensemble Doulce Mémoire. Il est habité d’un amour immodéré
de la voix et d’une passion brûlante pour une époque, la
Renaissance, musicalement captivante mais relativement ignorée
à ce moment-là. Denis Raisin Dadre demeure intarissable sur
"cette période de dynamisme, de passion de la découverte, dont
on a une vision trop monolithique", selon ses propres termes,
et pour lequel "il reste énormément de choses à faire". Pensez
donc : "De 1480 à 1580, il s’écoule à peu près autant de temps
qu’entre Schubert et Stravinski".
La
famille Doulce Mémoire, constituée au fil de ces quinze années
et des rencontres, est devenue parfaitement identifiable. On
peut ainsi dire que Pascale Boquet s’occupe d’arracher
aux cordes pincées des sonorités étonnantes, alors que les
chanteurs s’efforcent de retrouver les timbres vocaux de cette
époque et que Jérémie Papasergio apporte une
contribution décisive à la réflexion sur les anches. Cette
joyeuse bande fouille les bibliothèques, transpose des
partitions manuscrites ou teste des solutions instrumentales
pour finalement proposer des sonorités que le metteur en scène
Philippe Vallepin – autre pilier fondamental de
l’ensemble – met savamment en scène ou en espace en étroite
collaboration avec Denis Raisin Dadre.
Devenu au fil des ans un véritable laboratoire musical, Doulce
Mémoire est et restera prodigue en nouveautés marquantes : on
suit pas à pas les découvertes en tous genres de l’ensemble,
les avancées musicologiques accompagnant fidèlement la
restauration de fresques musicales plus fascinantes les unes
que les autres.
Ainsi, devant les réalisations actuelles de l’ensemble Doulce
Mémoire, on hésite à parler de concerts, il vaudrait mieux
parler de spectacles, mais même ce dernier terme semble
réducteur. De la Messe de mariage d’Henri IV et de Marie de
Médicis au Requiem des Rois de France de Du Caurroy, des
extravagances linguistiques de Viva Napoli ! aux réparties
incendiaires de Viva Venezia !, Denis Raisin Dadre a
définitivement modifié notre perception de la Renaissance,
jetant à bas toute joliesse décorative, révélant des visages
parfois inattendus mais toujours fascinants de son époque de
prédilection. Il en va ainsi de L’Harmonie du monde (c’est le
titre de l’un des plus beaux spectacles de Doulce Mémoire,
créé en mai 2003), et aussi des sonorités "âpres,
déchirantes", passant avec une maestria foudroyante du verbe
haut et corrosif des villanelles napolitaines à l’intensité
spirituelle non dénuée de rugosité de l’Office de Ténèbres de
Cristobal de Morales (un sublime enregistrement chez Naïve).
|
www.doulcememoire.com
La Dive Bouteille - Cabaret
Renaissance
"Spectacle joyeux, débridé
et inventif où défilent les grands thèmes de la Renaissance,
tels qu'ils sont développés dans l'oeuvre de François
Rabelais."
|

Né de l'envie des musiciens
de Doulce Mémoire d'être, comme à la Renaissance, à la fois
musiciens, acteurs, danseurs… La Dive Bouteille est un
spectacle joyeux, débridé et inventif, où défilent dans une
succession de tableaux les grands thèmes de la Renaissance
française, les ripailles, les amours, les spéculations
philosophiques, la fête... tels qu'ils sont développés dans
l'œuvre de François Rabelais. Représenté en costume par
un chanteur, trois instrumentistes à la fois acteurs et
musiciens, et un comédien, ce spectacle fait entendre les
musiques citées dans l'œuvre de Rabelais (musiques populaires,
chansons à danser et musique savante) écrites par les
compositeurs de la cour de François Ier. Tous les instruments
de la Renaissance sont à la fête : épinette, luth, guitare
renaissance, cistre, flûtes à bec, bombardes, doulçaine et...
tournebout !
|
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Eduardo Egüez (Argentine)
(2006)
|

Né à Buenos Aires, Eduardo
Egüez fait partie de la nouvelle génération de luthistes
argentins. Après avoir étudié la guitare avec Miguel Angel
Girollet et Eduardo Fernandez et la composition à l’Université
Catholique d’Argentine, il obtient en 1995 un diplôme de luth
dans la classe de Hopkinson Smith à la Schola Cantorum de
Bâle.
Il a donné de nombreux
concerts en tant que soliste en Europe, en Amérique Latine, au
Japon et en Australie, où tant la critique spécialisée que le
public l’ont accueilli chaleureusement.
Eduardo Egüez a obtenu
plusieurs prix de concours internationaux, notamment "Promociones
Musicales" (Buenos Aires, 1984), "Circulo Guitarristico
Argentino" (Buenos Aires, 1984), "28e Concours International
de Guitare" (Radio France, Paris, 1986) et "V Concurso
Internacional de Guitarra" (Fundacion Jacinto e Inocencio
Guerrero (Madrid, 1989).
En tant que professeur,
Eduardo Egüez a donné de nombreux cours et séminaires en
Amérique Latine, en Europe, en Australie et au Japon.
Actuellement, il enseigne le luth et la basse continue à
l’Ecole Supérieure de Musique de Zürich (Suisse), à l’Ecole
Supérieure de Musique d’Augsburg (Allemagne) et à l’Université
de Potenza (Italie, classe de luth partagée avec Hopkinson
Smith).
Parallèlement, il travaille
comme continuiste accompagnant des artistes tels que Jordi
Savall (Hespèrion XXI, La Capella Reial de Catalunya), Gabriel
Garrido (Ensemble Elyma), Manfredo Kraemer (The Rare Fruits
Council), Paolo Pandolfo (Ensemble Labyrinto), Christophe Coin
(Ensemble Baroque de Limoges), Jean-Claude Malgoire (La Grande
Ecurie et la Chambre du Roy), Enrico Gatti (Aurora),
Christophe Rousset (Les Talens Lyriques), Rinaldo Alessandrini
(Concerto Italiano), Café Zimmermann, Les Sacqueboutiers de
Toulouse, Philippe Pierlot (Ricercar Consort), Stylus
Phantasticus, Emma Kirkby, Rolf Lislevand, Maria Cristina
Kiehr, Victor Torres, etc.
Il a collaboré à des
enregistrements pour les labels Astrée Auvidis, Arcana, Glossa,
K617, OP 111, Alia Vox, E Lucevan le Stelle, Stradivarius,
Symphonia, Alpha, MA Recordings, Ambroisie, Naïve, Naxos.
En soliste, il a enregistré
"Tombeau", un disque consacré à des oeuvres de Silvius Leopold
Weiss, deux disques consacrés à la musique pour luth de
Jean-Sébastien Bach et un disque consacré à Robert de Visée
(MA Recordings). Avec son ensemble La Chimera, il a
enregistré "Buenos Aires Madrigal", un disque mêlant tangos
argentins et madrigaux italiens (MA Recordings).
A Gruyères, il a joué le
théorbe en duo avec Manfredo Kraemer,
violon baroque.
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Christine Gabrielle (Suisse)
(2007)
|
Christine Gabrielle a
un premier prix de virtuosité du Conservatoire de Lausanne
et un diplôme de luth de la Schola Cantorum de Bâle. Elle
partage son activité artistique entre les récitals en
soliste (en Suisse et à l'étranger) , l'organisation de
concerts (festival Luths et
Théorbes de Genève) et l'enseignement à la Haute Ecole de
Musique de la même ville.
Elle a participé à
divers projets discographiques avec, entre autres, les
ensembles Huelgas, dir. Paul van Nevel (La Favola di Orfeo),
Hesperion XX, dir. Jordi Savall (William Brade) ou Elyma,
dir. Gabriel Garrido (Ballet Comique de la Reyne).
Elle a été chargée, à
l'occasion du tricentenaire de la Réforme en 1986, de
mener à bien le projet d'un enregistrement discographique
des musiques de la Réforme. Cet enregistrement (Cascavelle),
qui réunit l'ensemble Clément Janequin, l'ensemble Les
Eléments et quelques professeurs du Centre de musique
ancienne de Genève a été réédité récemment à l'occasion de
l'ouverture, en juin 2005, du Musée de la Réforme à
Genève. Sa dernière réalisation est un CD intitulé "Corinna".
Il présente des oeuvres pour luth seul ainsi que pour voix
et luth tirées du répertoire du 17e siècle européen.
A
Gruyères, elle a présenté, avec l'ensemble
La Volette, un
programme aux instrumentations riches et variées où se
mêlent la voix, les flûtes à bec, le luth, les chalemies,
les bombardes et les doulcianes.
|
www.acma.ch
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Granville (Suisse)
(2006)
|

Créé par Kerstin Kramp
en 2003, l'Ensemble Granville est né de l'idée de réunir les
hautbois et les violons, selon ce qui fut possible à partir de
la naissance du hautbois baroque en 1664, pour redonner vie
aux oeuvres de nombreux compositeurs baroques qui se sont
laissés inspirer par les nouvelles couleurs de son se
présentant alors. Ensemble de musique baroque formé par des
interprètes issus de la Schola Cantorum Basiliensis,
l'ensemble polymorphe a réuni à Gruyères les musiciens
suivants : Andres Gabetta, violon baroque, Kerstin
Kramp, hautbois baroque, Marcello Scandelli,
violoncelle, et
Giorgio Paronuzzi, clavecin.
Après avoir étudié en
Argentine (avec J.Bondar et P.Kotliarewskaia) et en Espagne
(avec José Luis Garcia et Piero Farulli), Andres Gabetta
rejoint la Musikhochschule Basel pour étudier chez Raphaël
Oleg et Gérard Wyss, ainsi que la Schola Cantorum Basiliensis
pour étudier avec Christophe Coin. Ce talentueux violoniste a
obtenu le premier prix et le prix Révélation à Piracicaba Sâo
Paolo au Brésil, le premier prix au Concours International de
Jeunes de Cordoba, ainsi que le premier prix "Banco Mayo". Il
a donné des concerts dans différents pays américains,
européens, en Chine, au Japon et à Singapour, et s'est produit
au Festival international de Lucerne, aux Folles Journées de
Nantes, au Mozart Festival Salzburg etc. Andres Gabetta est
violon solo et directeur du Swissbaroquesoloists avec
lequel il a enregistré l'intégrale des concertos
brandenbourgeois de Bach pour le label NAXOS; il est également
membre soliste de l'Ensemble Baroque de Limoges sous la
direction de Christophe Coin. Depuis 1998 il est membre de
l'Orchestre Symphonique de Bâle.
Membre fondatrice de
l'Ensemble Granville, Kerstin Kramp fit ses études de
flûte à bec à la Schola Cantorum Basiliensis chez Kathrin
Bopp, où elle obtint son diplôme d'enseignement. Déjà à ce
moment, elle commence à se consacrer intensément aux hautbois
historiques. Elle poursuit alors ses études de hautbois
baroque et classique chez Katharina Arfken à la Schola
Cantorum qu'elle termine avec le diplôme de soliste. Devenant
membre de l'orchestre baroque Capriccio Basel et du
Barockorchester La Cetra elle se produit souvent en soliste,
et joue ainsi sous la conduite de Gustav Leonhardt, Jordi
Savall, René Jacobs, Pierre Cao, Konrad Junghänel, Andrea
Marcon etc. De plus elle collabore régulièrement avec l'Akademie
für Alte Musik de Berlin et le Freiburger Barockorchester
- le dernier la menant récemment à travers l'Espagne et la
France en tant que soliste (flûte à bec et hautbois), aux
côtés de Cecilia Bartoli. Kerstin Kramp est professeur au
Conservatoire de Fribourg (Suisse).
Après ses études de
violoncelle au Conservatorio G.Verdi à Milano avec Giuseppe
Lanfranchini, Marcello Scandelli poursuit ses études
avec P. Tortellier, G.Eckard et le Trio di Trieste. Depuis
environs dix ans il collabore avec l'Orchestra Milano Classica
comme premier violoncelle et au Concertino où il
rencontre entre autres F. Biondi, S.Montanari, et P.Borgonovo.
A partir de 1990, Marcello Scandelli se tourne vers la musique
ancienne, et il travaille très vite avec des ensembles comme
L'Europa Galante, l'Ensemble Stradella Consort, l'Ensemble la
Tempesta et l'Ensemble baroque de Nice. Il a à son actif de
nombreux enregistrements pour des labels comme Fonè, Nuova Era,
Tactus et Bongiovanni. En 2004 il est invité par Nervi Musei
in Musica en tant que professeur de violoncelle baroque, pour
les stages internationaux de musique ancienne où il enseigne à
côté de Bob Van Asperen, Monica Huggett, Vittorio Ghielmi et
Gianluca Capuano. En 1996 il fonde l'Ensemble Il Furibondo,
un ensemble instrumental de taille variable permettant de
créer des programmes de musique renaissance jusqu'au baroque
tardif.
Suite à ses études en piano, clavecin,
composition et philosophie en Italie, Giorgio Paronuzzi
a poursuivi sa formation dans le cadre de la "Aufführungspraxis"
baroque à la Schola Cantorum Basiliensis. Lauréat de prix de
composition et de clavecin, il se dédie depuis plusieurs
années au répertoire du 17e et 18e siècles. Giorgio Paronuzzi
se produit dans la musique de chambre, il est demandé comme
directeur musical (entre autres direction de productions
d'opéra de la Schola Cantorum au théâtre de Bâle et de
l'atelier lyrique du conservatoire de Lausanne au TML). Depuis
plusieurs années il est engagé par René Jacobs en tant que
claveciniste et assistant musical. En tant que soliste il a
collaboré avec de prestigieux ensembles tels que l'Ensemble
Labirinto, A.Stradella Consort, Orchestra Sinfonica Nazionale
della Rai, Orchestra ORF de Vienne, Concerto Köln, le
Freiburger Barockorchester etc. Après avoir été durant quatre
années le directeur musical de la classe d'opéra baroque à la
Schola Cantorum Basiliensis, il y enseigne depuis 2002 le
clavecin et la basse continue.
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Hager Hanana (Suisse)
(2010)
|
Hager
Hanana, violoncelliste française et tunisienne, étudie
au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
auprès de Philippe Muller et Christophe Coin. Elle y
obtient un premier prix à l'unanimité de violoncelle et de
violoncelle baroque. Dès lors elle se consacre plus
particulièrement au répertoire baroque et joue au sein des
Arts Florissants, du Concert Spirituel, du Collegium
Vocale de Gand, du Seminario Musicale ou des Musiciens du
Louvre dont elle fut violoncelle solo. Depuis une
vingtaine d'années, elle est membre de l'Orchestre des
Champs-Elysées de Philippe Herreweghe où elle joue le
répertoire romantique sur instruments originaux. Avec
Rachid Safir et son ensemble vocal Solistes 21, elle
explore un répertoire allant de la Renaissance aux
musiques de notre temps. Résidant aujourd'hui à Genève,
elle continue à favoriser la musique de chambre et la
pratique du continuo, qu'elle cultive en jouant et
enregistrant avec le violoniste Patrick Bismuth (La
Tempesta), le hautboïste Marcel Ponseele (L'Harmonie des
Champs-Elysées), John Ducksburry (Cantatio) et le chanteur
Sephan Mac Leod (Gli Angeli). Elle a à son actif de
nombreux enregistrements, dont Les Sonates en trio de
Bach, avec Valérie Balssa, Jean-Pierre Pinet et Blandine
Rannou (Zig Zag Territoires, 2007).
A
Gruyères, elle
donnera en concert
l'intégrale des suites pour violoncelle de Bach, en un
double concert partagé avec Martin Birnstiel et
Bernhard Maurer.
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Manfredo Kraemer (Argentine)
(2006)
|

Né en Argentine, Manfredo
Kraemer s’établit en Allemagne en 1984 où il suit des études
de violon à la Musikhochschule Köln avec Franz-Joseph Maier.
En 1986 il est invité par Reinhart Goebel à rejoindre le
Musica Antiqua Köln, avec lequel il donnera de très nombreux
concerts à travers toute l'Europe, en Asie, en Australie et
aux Amériques. S’y ajoutent des représentations à la radio et
à la télévision ainsi que de nombreux enregistrements pour
Archiv/Deutsche Grammophon.
Retourné en Argentine en
1995, il poursuit depuis sa carrière de soliste et collabore
régulièrement avec des ensembles de renom : Les Arts
Florissants, Les Musiciens du Louvre, Cantus Cölln, Anima
Eterna, jouant sous la baguette de William Christie, René
Jacobs, Marc Minkovski, Joos van Immerseel, Frans Brüggen,
Gabriel Garrido entre autres. Ses diverses productions ont
établi Manfredo Kraemer comme l’un des violonistes baroques
les plus reconnus et intéressants de notre époque.
Manfredo Kraemer est
premier violon du
Concert des Nations et d'Hespèrion XXI, sous la
direction de Jordi Savall.
En 1997, il a fondé The
Rare Fruits Council. Les enregistrements par cet ensemble
de "Harmonia Artificioso Ariosa" et de "Sonatae tam Aris quam
Aulis servientes" de H.I.F. Biber ont obtenu un Diapason d’Or
et le Grand Prix de l’Académie du Disque. Ces enregistrements
ont été unanimement acclamés par la presse spécialisée comme
étant les interprétations de référence.
Parmi les autres
enregistrements récents de Manfredo Kraemer, l'on compte en
première mondiale "Spellstukken" de David Peteresen, "L'Ange
et le Diable" (oeuvres de J.M.Leclair et P.Locatelli), ainsi
que les controversées Triosonatas de J.S. Bach (10 de
Repertoire, qui a écrit "Sensationnel", 2 Diapason, qui a
écrit "un disque à oublier", et Gramophone "Genteel and polite
they are not; rather, they embrace the music with an inspiring
boisterousness and wholeheartedness which completely involves
the listener").
Manfredo Kraemer a enseigné
le violon aux conservatoires de Caen (France) et Hilversum
(Pays-Bas) et donne régulièrement des cours aux Etats-Unis, en
Corée, au Mexique, au Chili, en Colombie, en Espagne, au
Brésil et en Argentine. Il est actuellement titulaire d'une
chaire de violon baroque à l'Escalo Superior de Música de
Catalunya (Barcelone, Espagne).
A Gruyères, il a joué le
violon baroque en duo avec Eduardo Egüez,
théorbe.
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Lucidarium
(Italie/Suisse)
(2005)
|
Cette formation internationale, spécialisée dans la musique du
Moyen Age et de la Renaissance, existe depuis une dizaine
d'années, emmenée Francis Biggi et Avery Gosfield.
En formation flexible de quatre à douze musiciens, l'ensemble
a à son actif nombre de concerts dans les plus importants
festivals internationaux, des collaborations importantes avec
des centres d'enseignement et de recherche tels que le Centre
de Musique Ancienne de Genève, le CERIMM de Royaumont ou le
CNSM de Lyon.
Le
travail de recherche de Lucidarium est consacré à des
répertoires considérés mineurs, mais qui a représenté, pour le
Moyen Age et la Renaissance, des véhicules puissants de
diffusion et d'expérimentation de nouvelles idées musicales.
Il s'agit de répertoires destinés à un usage quotidien et à
une vaste diffusion qui sont le reflet de la sensibilité et du
goût en vogue à l'époque. Ils posent des questions fascinantes
sur les relations entre musiques écrites et transmission
orale, sur l'échange continu de formes et de thèmes dans les
différentes couches de la société.
Chaque programme exige un travail de préparation dans de
nombreux domaines. D'où une sonorité à chaque fois nouvelle,
un mélange d’instruments et de voix qui permettent une
reconstruction rigoureuse -mais libre et bruissante de vie- de
l’univers sonore médiéval et de la Renaissance. Depuis sa
fondation, cette fusion entre préparation méticuleuse et
création vivante, ouvrant de nouvelles perspectives dans
l’interprétation de la musique ancienne, a permis à l’ensemble
de gagner l’approbation du public et de la critique en se
produisant dans les plus importants Festivals de musique
ancienne en Europe et Amérique du Nord.
Les trois premiers disques de l’Ensemble Lucidarium, le CD "Lo
Mio Servente Core - tradition et avant-garde dans la musique
au temps de Dante Alighieri" (1996, L’empreinte digitale -ED
13051- distr. Harmonia Mundi) le CD "En chantan m’aven a
membrar - Troubadours, Trouvères et Minnesänger du Rhône au
Rhin" (1998, L’empreinte digitale -ED 13079) et le CD "Le
droict chemin - dévotion populaire au temps de la Réforme"
(2001, L'empreinte digitale -ED 13126) ont été très
favorablement accueillis par la critique internationale : deux
"Choc de la Musique"” (Le Monde de la Musique), "5 diapasons"
(diapason), "Scelta dell’Editore" (CD Classica,) "A d’Oro/CD
del mese" (Amadeus,) "10/10" (Music and the Arts,) "Bravo" (Trad
Magazine) et "Swiss Selection" (Swiss Radio International).
www.lucidarium.com
Avery Gosfield
(USA) est venue à Amsterdam pour étudier la flûte à bec avec
Walter van Hauwe, après avoir reçu son diplôme du
Conservatoire d'Oberlin. Son intérêt pour la musique médiévale
l'a ensuite conduite à la Schola Cantorum de Bâle. Elle s'est
spécialisée dans la pratique et l'histoire de la flûte au
Moyen Age, en particulier de la flûte double, et de la flûte
et tambour. Soliste appréciée, elle a donné plusieurs stages
en Europe, en Israël, et en Amérique du Sud, ainsi qu'à la
Schola Cantorum de Bâle et au Centre de Musique Médiévale de
Paris.
Francis Biggi
(Italie) a participé à la fondation des plus importants
ensembles italiens de musique médiévale des années '80 tels
que l'Ensemble Alia Musica et l'Ensemble Ars Italica. Seul
musicien à avoir obtenu, jusqu'à ce jour, un diplôme de
soliste en luth médiéval à la Schola Cantorum de Bâle, il a
travaillé avec nombre d'ensembles de musique ancienne comme la
Boston Camerata, l'ensemble Ferrara, l'ensemble Micrologus,
Hespèrion XX, l'ensemble Dedalus. Ses recherches consacrées à
la musique italienne des 14è et 15è siècles et au luth
médiéval ont été l'objet de plusieurs publications.
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Luteduo (Pologne/Russie)
(2008)
|
Anna
Kowalska a étudié le luth avec Toyohiko Satoh et Nigel
North au Koninklijk Conservatorium à La Haye. Egalement formée
comme guitariste classique, elle a découvert un vaste
répertoire pour la guitare de la Renaissance au haut Baroque.
En tant que soliste, ses programmes incluent des
œuvres de compositeurs français et allemands tels que Gaultier,
Du Fault, Gallot, Weichenberger, Weiss. Elle s'intéresse
surtout aux pièces seules de J.S. Bach, y compris par
ses propres transcriptions pour luth baroque des sonates et
partitas pour violon solo ou violoncelle, et se consacre pour
l'heure au luth et à la guitare baroque, en soliste ou
accompagnatrice.
Anton Birula a
étudié le luth avec Toyohiko Satoh au Koninklijk
Conservatorium à La Haye et avec Konrad Junghaenel à la
Hochschule für Musik à Cologne. Il a donné de nombreux
récitals de luth baroque dédiés à la musique de J.S.Bach,
S.L. Weiss et de compositeurs français. Comme théorbiste,
Anton Birula s'est produit avec de nombreux ensembles, se
spécialisant dans la musique vocale des compositeurs
italiens et anglais du 17e siècle ainsi que la musique
pour viole de gambe de Marin Marais et Antoine Forqueray.
Son intérêt marqué pour cette musique l'a amené à
collaborer étroitement avec le gambiste russe Victor
Sobolenko, avec lequel il a enregistré des œuvres de Marin
Marais avec continuo de théorbe. Il collabore également
avec des solistes tels que Wladyslaw Klosiewicz
(clavecin), Nigel Kennedy (violon), Emma Kirkby (soprano),
Marek Toporowski (clavecin), Olga Paiecznik (soprano).
L'ensemble Luteduo
que forment Anna Kowalska et Anton Birula s'est donné
comme objectif de mettre en valeur le répertoire longtemps
négligé pour duo de luths baroque. Se tournant vers une
musique composée à la fin de la très riche histoire du
luth, ils ont ainsi présenté les compositions de Francois du
Fault récemment redécouvertes, ainsi que
des transcriptions pour luths baroques des duos pour viole de gambe
de Marin Marais
- des programmes repris sur le
CD "Baroque Lute Duets" enregistré en 2002. Ils se sont
ensuite également intéressés à d'autres combinaisons
d'instruments à cordes pincées en duo, et en particulier à
la guitare baroque et au théorbe, et ont notamment
enregistré le CD "Musical voyage across 17th century
Europe" (Allessandro Piccinini et Girolamo Kapsberger,
Gaspar Sanz and Santiago de Murcia, Robert de Visee et
Francois Couperin). En 2004, Anna Kowalska et Anton Birula
ont formé le trio La luth enchantée avec la
flûtiste Marion Ferme, se concentrant exclusivement sur
des œuvres de J.S. Bach. Luteduo se produit
régulièrement dans divers programmes radios et TV, ainsi
que dans des festivals internationaux un peu partout en
Europe (Festival der Laute, Dresden, Allemagne; Music and
Architecture, Torun, Poland; International Festival of
Chamber Music, Plovdiv, Bulgaria; XII Early Music
Festival, Krakow, Poland; Festival Bach en Combrailles
(France); etc.). |
www.luteduo.com
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Bernhard Maurer (Suisse)
(2010)
|
Après
des études de violoncelle à Berne, Bâle et Berlin, Bernhard
Maurer fut pendant quelques années violoncelliste à
l’Orchestre symphonique de Berne (Suisse). Il fut ensuite
l’assistant de Christophe Coin à la Schola de Bâle, tout en
poursuivant une carrière de concertiste, avec divers ensembles
tels que la Freitagsakademie, l’ensemble 415, l’ensemble
baroque de Limoges, la Musica Fiorita, etc. Co-fondateur de
l’ensemble baroque bernois « Die Freitagsakademie », Bernhard
Maurer enseigne également le violoncelle, le violoncelle
baroque, la direction d’orchestre et l’improvisation à l’école
de musique de Köniz et en indépendant.
A Gruyères,
il donnera en concert l'intégrale des suites pour violoncelle
de Bach, en un double concert partagé avec
Martin Birnstiel et
Hager Hanana.
|
Freitagsakademie
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Música Prima (Espagne)
(2009)
|
L'ensemble
Música Prima, formé à Séville (Espagne), réunit trois
artistes spécialisés dans un répertoire qui va du médiéval
jusqu'au baroque naissant, de la Méditerranée jusqu'au Nouveau
Monde, qu'ils interprètent sur instruments historiques.
L'ensemble est emmené par Francisco Orozco, musicien d'origine
colombienne, chanteur, narrateur et spécialiste des cordes
pincées (luth médiéval et renaissance, guitare médiévale aussi
nommée vihuela de mano), qu'accompagnent Fahmi Alqhai, viole
de gambe médiévale et renaissance - parfois remplacé, selon
les programmes, par José Manuel Vaquero à l'organetto et à la
chiffonie - et Álvaro Garrido aux percussions. Ils se
désignent comme des artistes itinérants, à l'image des
troubadours qui parcourraient l'Europe du Moyen-Age de ville
en ville et de château en château. Ce sont trois Quichotte,
qui partagent la même passion pour la musique élémentale, qui
a inspiré le nom de leur ensemble, Música Prima. Véritables
joueurs-conteurs, leur musique et leurs chants sont plein de
théâtralité, comme devait l'être la musique propre à la geste
médiévale.
Francisco
Orozco,
d'origine colombienne, est un authentique artiste multiple
: musicien, acteur, conteur, jongleur, grand connaisseur
de la culture et de la musique anciennes. Avec lui, la
musique ancienne prend l'allure d'une cérémonie, d'une
lithurgie où le musicien-acteur nous entraîne dans un
espace où la musique, tout à la fois spirituelle et
populaire, revit par le personnage multiple qu'il incarne.
Après une formation au Conservatorio Nacional de Música y
la Escuela de Arte Dramático de Bogotá, Francisco Orozco
étudie à Paris, à l'Ecole Normale Supérieure de Musique de
la Sorbonne et simultanément au Conservatoire Expérimental
de Pantin. Il se spécialise dans les instruments à cordes
pincées (luths et guitares), travaille la technique vocale
avec Irene Jarski et Odille Pietti (de l'Opéra de Paris),
et la pédagogie vocale avec Eva Pia. Il conduit d'intenses
recherches sur l'histoire du chant, en particulier sur le
concept de voix de caractère pour l'interprétation de
répertoires antérieurs à la formalisation des voix en
ténor, contre-ténors etc., s'inspirant des
luthistes-chanteurs italiens de la Renaissance (cantore al
liuto), qui chantaient autant dans les graves que dans les
aigus. Francisco Orozco a ainsi assumé pendant plusieurs
années l'enseignement de la technique vocale et de la
pédagogie vocale à l'Ecole d'art dramatique du Théâtre
national de Chaillot à Paris. Il a également composé des
musiques pour le théâtre, le cinéma ou la radio, en France
ou en Colombie. Il est également soliste ou membre de
diverses formations de renom international, comme Alegría
de París, Sonare et Cantare Amadis, Allegorie, Arte Factvm,
Música Prima, etc.
Álvaro Garrido,
né à Séville (Espagne), musicien au départ autodidacte,
collectionneur d'instruments et découvreur de sons, est un
percussionniste au sens rythmique profond et ouvert qui
lui permet d'interpréter et de se nourrir de musiques très
diverses - musique ancienne, folk, ethnique ou encore
moderne. Spécialiste des percussions de main, il s'est
perfectionné en suivant des cours à la Berkley School of
Music (Boston, USA) ainsi que des cours de maître avec
notamment Glen Velez, John Bergamo, Rowan Storm, Majad
Javadi et Pedro Estevan. En tant que percussionniste, il
participe entre autres aux ensembles Artefactum, Orphénica
Lyra, More Hispano, Accademia del Piacere, Música Prima.
Il collabore sur une base régulière avec le gambiste Paolo
Pandolfo, et donne des concerts un peu partout en Espagne,
en Europe, ainsi qu'aux Etats-Unis et au Japon.
José
Manuel Vaquero
se
joint régulièrement à la formation pour des programme
associant l'organetto et la chiffonie, comme ce sera le
cas à Gruyères. Né à Séville (Espagne), JM Vaquero y
étudie le piano avec José Manuel Diego, puis réalise
différents cours de direction de choeur avec Luiz
Izquierdo et Luis Elizalde. Il se forme ensuite à la flûte
baroque avec Aldo Abreu, à la zanfoña (vièle à roue) avec
Pascal Lefevre et à l'organetto avec Guillermo Pérez. En
1987, il fonde l'octuor Polimnia et, en 1996, co-fonde
l'ensemble Artefactum, spécialisé dans le répertoire du
Moyen-Age. Avec ce dernier ensemble, il réalise depuis des
concerts et tournées dans toute l'Espagne et en Europe. Il
collabore également régulièrement avec d'autres ensembles
se consacrant au répertoire de la musique ancienne, et en
particulier avec l'ensemble Armoniosi Concerti. Il a
réalisé de nombreux disques pour les labels Lindero,
Pasarel et Harmonia Mundi, parmi lesquels on notera "De la
taberna a la corte", "En el scriptorium" (prix CD-Compact
2008), "Saltos, brincos y revenrencias" avec Artefactum et
"Zarambeques" avec Armoniosi Concerti. |
www.zanfonamovil.com
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Trio Nørn (Suisse)
(2009)
|
Le
Trio Nørn est un trio vocal féminin qui transgresse les
frontières entre passé et avenir, imaginaire et réalité,
oeil et oreille… Depuis plusieurs années, le chant sous
toutes ses formes fascine Anne-Sylvie Casagrande, Edmée
Fleury et Gisèle Rime. Sans appartenance stylistique qui
les enfermerait, les trois voix sœurs se mélangent, se
repoussent, susceptibles à tout moment de changer de peau
et de timbre comme un serpent en mue. Avec audace,
fraîcheur et émotion, le trio emmène le public dans
l’exploration de contrées vocales inattendues. Autant par
sa présence scénique que par le jeu des voix, Nørn se
conjugue entre force et fragilité, sauvagerie et légèreté,
ne cessant de dérouter et d’envoûter.
Pourquoi le nom Nørn ?
Dans la mythologie scandinave, les Nornes sont trois
femmes sans âge qui siègent au pied de l’Arbre de vie et
tissent le destin des hommes, de leur naissance jusqu’à
leur mort. Le spectacle « IOD » raconte le déluge,
compris dans sa symbolique comme un processus permettant
la régénération de l’humanité, et non pas comme un
cataclysme définitif. Tout en évoquant ces premières eaux
où dorment des civilisations englouties, le trio Nørn nous
parle de la femme et de la naissance.
Pour son concert à
Gruyères, le Trio vocal Nørn, accompagné aux percussions
par Hervé De Pury, présentera un
programme de musiques vocales proche d'un imaginaire médiéval fantastique, qui dialogueront avec une
musique instrumentale médiévale (flûtes, vièles, violes,
cornemuse, vièle à roue, percussions) que recréeront d'après des
sources authentiques les jeunes musiciens de l'ensemble
La Serena, issus de la
Schola Cantorum Basiliensis.
"Trois femmes.
Fascinantes comme un trio de planètes étincelant au
firmament de nos imaginaires… Aussi différentes qu’unies
dans leur recherche d’un son venu du fond des âges, venu
du fond d’elles-mêmes… A la fois étrange et familier,
l’univers de Nørn attire comme un lieu artistique aux
multiples possibles." (C. Jaquiéry) -
Anne-Sylvie Casagrande,
formée comme pianiste classique, met plusieurs années à ne
pas choisir entre musique, peinture et écriture. Jusqu’au
jour où elle découvre le monde de la voix au travers de la
musique médiévale et de la musique improvisée. Auteur
compositeur interprète, elle partage aujourd’hui sa vie
entre la composition et la scène, deux poumons qui lui
permettent de se consacrer sans relâche à sa passion :
l’exploration de la voix. Elle est l’auteur-compositeur
des musiques et textes du spectacle « IOD ». Gisèle
Rime, née à Gruyères en 1973, explore depuis des
années les mondes de la musique classique et
traditionnelle, notamment par le passé au sein du Quatuor
Grimsbork (musique scandinave), du Quatuor Espantar
(musique médiévale) et du Sextuor La Manticore (alliage
traditionnel-médiéval). Elle perpétue ainsi le travail du
chant dans la lignée d’une tradition familiale et
régionale. Edmée Fleury, artiste
pluridisciplinaire, s’est plongée dans l’art pictural
pendant plus de sept ans avant de se lancer pleinement
dans le travail vocal. Passionnée par l’improvisation,
elle a participé à divers groupes vocaux et instrumentaux
dont le “Betty’s quartet” créé par Antoine Auberson. Elle
écrit ses propres spectacles faits de textes poétiques et
de chansons qui nous emmènent dans un univers très
personnel teinté d’une douce sensualité enracinée dans la
terre de ses origines paysannes. Depuis 2006, donne des
ateliers de chant et d’improvisation vocale.
|
www.norn.ch
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Didier Poskin (Belgique)
(2008)
|

Né à
Bruxelles en 1965, Didier Poskin fut très tôt
encouragé dans sa vocation de violoncelliste et fit son
premier concert en soliste à l’age de treize ans. Formé au
Conservatoire de Bruxelles (violoncelle et musique de
chambre), il fut ensuite admis à rejoindre les quelques
pensionnaires privilégiés de la Chapelle Musicale Reine
Elisabeth, où il se perfectionne pendant trois ans sous la
direction d’Edmond Baert. Il poursuit ensuite au
conservatoire de Zürich auprès de Walter Grimmer, à Paris
auprès du célèbre Maurice Gendron ainsi qu’à la
Musikhochschule de Cologne, auprès du quatuor Amadeus,
pour la musique de chambre. Il a suivi par ailleurs les
masterclass de Pierre Fournier, de Reine Flachot, de
Daniel Chafran, de Frans Helmerson, de Boris
Pergamenschkikow, et fut à vingt ans le violoncelle-solo
de l’Orchestre Mondial des Jeunesses Musicales en tournée
aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et en Corée.
A
vingt-quatre ans, Didier Poskin entame sa carrière comme
violoncelle-solo à l’Orchestre Royal Philharmonique des
Flandres. Il tiendra ensuite, pendant près de dix ans, le
pupitre de violoncelliste du quatuor Verdi de Cologne pour
de nombreux concerts ainsi que de nombreux enregistrements
parmi lesquels il faut citer l’intégrale des quatuors à
cordes de Schubert.
Lauréat
entre autres de la Fondation belge de la vocation, de
l'Internationale Akademie für Solisten de Hanovre, de la
fondation Horlait, du concours Tenuto et de la Rotary
Fondation, il mène une carrière de soliste et de
chambriste qui lui a permis de voyager dans toute
l’Europe, aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, au
Brésil, au Japon et en Inde avec des partenaires comme
Bruno Giurana, Martin Lovett, Eric Lederhandler, Eric
Mélon, Jean Schils, Rachel Talitman, André Vadernoot,
Boyan Vodenitcharov, Pierre-Henri Xuereb… Il a enregistré
une vingtaine de disques pour les firmes Dabringhaus, CPO,
Talent, René Gailly, et Hänssler Classic.
Didier
Poskin est actuellement professeur au Conservatoire Royal
de Bruxelles et membre de
l'Orchestre
Royal de Chambre de Wallonie.
Il joue un instrument exceptionnel construit par
Santo Seraphin en 1737.
A Gruyères,
il a joué la Sonate arpeggione de Schubert en concert comparatif avec la gambiste française
Amélie Chemin, et accompagné au
pianoforte par Gregor Camenzind. |
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La Reverdie
(Italie)
(2005)
|
Empruntant
son nom au fameux motif printanier de la lyrique médiévale,
l'ensemble la Reverdie a été fondé en 1986 par deux fois deux
sœurs, chanteuses et instrumentistes (Livia Caffagni,
Claudia Caffagni, Ella de Mircovich,
Elisabetta de Mircovich) dans l'intention d'explorer le
répertoire médiéval européen du Haut Moyen Âge jusqu'à la fin
du XIVè siècle. Dès 1991, la Reverdie, pour des programmes
élargis, s'est enjoint la collaboration de plusieurs autres
musiciens, parmi lesquels Doron David Sherwin, un des
plus célèbres spécialistes du cornet, se révélant aussi
adaptateur versatile, chanteur et percussionniste.
L'étude
philologique aussi précise que passionnée avec laquelle la
Reverdie prépare ses programmes – centrés sur des thèmes de
valeur culturelle et symbolique – ne représente qu'un des
moyens que l'ensemble utilise afin de communiquer au public un
maximum de vitalité, d'intensité et tout à la fois de naturel
dans la restitution de ces répertoires. Une attention
particulière est donnée notamment au vaste domaine, en large
partie inexploré, du "théâtre sacré" médiéval.
La Reverdie
est régulièrement invité dans les festivals les plus
prestigieux et aux saisons concertantes tant en Italie et qu'à
l'étranger. L'ensemble a enregistré pour la plupart des
grandes radios européennes et pour la maison discographique
Nuova Era et Giula et depuis 1993 pour le label français
ARCANA, en coproduction avec la Westdeutscher Rundfunk.
Ses
enregistrements discographiques ont été salués comme de grands
succès par les principales revues musicales européennes et ont
presque toujours obtenu la mention maximale de la revue
française Répertoire ainsi que le diapason d'or de la revue
Diapason. Le CD "Speculum Amoris" a été désigné comme diapason
d'or de l'année dans la catégorie Musique Ancienne (Paris,
1993).
En 1997, la
Reverdie a été en résidence au Centre européen pour la
recherche et l'interprétation des musiques médiévales de la
Fondation de Royaumont, pour approfondir ses propres
expériences interprétatives sur la musique italienne du 14e
siècle. Depuis plusieurs années, l'ensemble donne
régulièrement des séminaires et des cours sur l'interprétation
des répertoires médiévaux dans diverses
institutions
italiennes.
|
www.lareverdie.com
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La Serena (Suisse)
(2009)
|
Formé
en 2008,
l'ensemble La Serena est un jeune ensemble spécialisé
dans la musique du Moyen-Age et de la Renaissance, allant de
l'époque des troubadours jusqu'aux mouvements humanistes du
16ème siècle. Regroupant des personnalités issues de la
nouvelle génération d'interprètes de la musique ancienne,
l'ensemble est co-dirigé par Tobie Miller (chifonie, chant et
flûte) et Baptiste Romain (vièle à archet et cornemuse),
auxquels se joint alternativement Giovanna Pessi (harpe) ou
comme à Gruyères, Bijane Chemirani (percussions). Les membres
de La Serena ont joué dans les plus grands festivals de
musique médiévale en Europe ainsi qu'en Amérique (Saintes,
Boston Early Music Festival,
Rencontres de Musique Médievale du Thoronet,
Montalbâne, Regensburg, Camino de Santiago, Voix et Route
Romane, etc.). L'ensemble est basé à Bâle (Suisse) et la
plupart de ses membres sont issus de la Schola Cantorum
Basiliensis. Il met l'accent sur une sonorité riche, le
respect du sens de la musique et les formes de virtuosité
instrumentale.
Après
des études en flûte à bec et flûte traversière au Canada
(Université McGill, Bachelor, 2004), Tobie Miller
poursuit un perfectionnement en musique médiévale à la
Schola Cantorum de Bâle, où elle obtient son diplôme avec
distinction honorifique en avril 2008. Avec son ensemble
La Rota, elle se produit en Europe, au Canada et aux USA,
dans de prestigieux festivals (Boston, San Franscisco,
York, Vienne). Elle joue également avec divers ensembles
comme l'Ensemble Baroque de Limoges, la Bande Montréal
Baroque, Vox Suavis, per-sonat, et Les Musiciens de
Saint-Julien. Également reconnue en tant que virtuose de
la vièle à roue baroque, elle se produit en duo avec
Matthias Loibner, ainsi qu'avec des chefs renommés tels
Jordi Savall, Wieland Kuijken et Christophe Coin.
Parallèlement, elle enseigne régulièrement lors de stages
au Canada, aux USA et en Suisse.
Après
des études musicales générales centrées sur le violon et
l'écriture au CNR de Rueil-Malmaison, Baptiste Romain
choisit d'aborder de manière spécialisée les
répertoires musicaux du Moyen-Age et de la Renaissance, en
pratiquant la vièle à archet, le chant et la cornemuse.
Après s'être formé au Centre de Musique Médiévale de
Paris, notamment auprès de Marco Horvat, il étudie à la
Schola Cantorum de Bâle, auprès de Randall Cook, Kenneth
Zuckerman, Crawford Young, tout en pratiquant
régulièrement la musique d'ensemble auprès de Pierre Hamon
au Conservatoire National Supérieur de Lyon. Après avoir
renoué avec le violon à la Schola Cantorum Basiliensis, il
obtient son Diplôme de soliste en mars 2008. Il joue dans
divers ensembles tel que Leones (Marc Lewon), La Morra (Corina
Marti et Michal Gondko), Gilles Binchois (Dominique
Vellard), Millenarium (Christophe Deslignes, Thierry
Gomar), Vox Suavis (Ana Arnaz), Les Jardins de Courtoisie
(Anne Delafosse-Quentin), etc.
Bijan Chemirani,
d’origine iranienne, a appris le zarb auprès de son père
Djamchid et de son frère Keyvan. Baignant dès son plus
jeune âge dans une ambiance musicale raffinée, il a
assimilé la technique et le savoir-faire traditionnels et
a eu l’occasion de se produire en concert de musiques
traditionnelles avec des musiciens tels que Ross Daly, H.
Agnel, H. Omouni, et des chanteuses comme Amina Alaoui,
Houria Aïchi. Il participe aussi à des concerts de jazz
avec Chico Freeman, A. Mangelsdorff, Percussion Orchestra,
J. M. Padovani. Parallèlement il apprend le répertoire
iranien sur le kamantché auprès de Cyrus Rangbar. En 1999,
il compose la musique du documentaire de Pascal Vacelin Le
pouvoir du FMI pour ARTE ainsi que des musiques pour le
théâtre. A 22 ans, il enregistre son premier album,
« Gulistan, Jardin des roses » (L’empreinte digitale),
imaginaire aux accents de fête ou de méditations de
Méditerranée orientale, d’Iran, d’Asie mineure, de Mer
Noire. |
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Raphaella Smits (Belgique)
(2008)
|

Guitariste formée aux conservatoires d'Anvers et de
Bruxelles (Albert Sundermann et Jef Goor), Raphaella Smits
a également poursuivi chaque été entre 1973 et 1977 les
cours de maître de José Tomàs en Espagne. Son enseignement
fut si marquant que quelques années plus tard, Raphaella
Smits invita José Tomàs en Belgique pour animer le
Academix International Guitar Happening, qui eu lieu onze
années de suite (1983-1995).
Raphaella
Smits a inspiré divers compositeurs qui ont écrit pour
elle, et pas des moindres : Cardoso et Cherubito en
Argentine, Janpieter Biesemans ("Los Niños con los
Sombreros"), Philippe Lemaîgre, Jef Maes et Wim Hendrickx
en Belgique, Owe Walter en Suède, etc.
Elle
entretient des liens particuliers avec l'Espagne et
l'Amérique latine. Après ses études auprès de José Tomàs,
elle a été la première femme à gagner le prestigieux
concours de guitare Francisco Tarrega, en 1986, puis
remporta des prix à Grenade et Palma de Mallorca. Jorge
Cardoso lui a ouvert les portes du Chili et de
l'Argentine, et depuis lors elle effectue chaque année une
tournée en Amérique du Sud.
Raphaella
Smits joue de manière unique la guitare à huit cordes.
Qu'elle interprète Bach ou Weiss, de la musique classique
ou contemporaine, ces huit cordes donnent du corps à son
jeu. Elle est depuis vingt ans un ardent défenseur de la
guitare à huit cordes. Elle se passionne aussi depuis
quelques années pour les instruments anciens, une passion
qu'elle a héritée de Jos Van Immerseel, mais aussi en
côtoyant René Jacobs, les frères Kuijken, Konrad Junghanel,
Eugene Dombois, et tant d'autres.
Elle
entretient également des liens solides avec ses collègues
musiciens. Depuis plus de vingt ans, elle joue
régulièrement avec le ténor Guy De Mey. On l'a vu
fréquemment sur scène aux côtés de grands guitaristes
comme David Russel, Hubert Käppel, Oscar Ghiglia, et
Benjamin Verdery, et aussi avec les sopranos Lena Lootens
et Liliana Rodriguez.
Pour
elle, la musique se partage : avec le public, avec ses
collègues, avec ses élèves. Les masterclasses de Raphaella
Smits sont renommées dans le monde entier. En Belgique,
elle enseigne à l'Institut Lemmens de Louvain.
Raphaella
Smits vient d’enregistrer son seizième album. Bon nombre
de ses disques sont des références auprès des mélomanes.
Entendre Raphaella, c'est vivre intensément les plus beaux
moments qu'offre la véritable expression musicale." André
Prévost. "Raphaella
Smits s'affirme aujourd'hui parmi les interprètes les plus
délicates et les plus cultivés." Jean Bernard, Diapason.
|
www.rsmits.com
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Matthias Spaeter
(Suisse)
(2003)
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Matthias Spaeter est né en 1957 à Genève où il reçoit des
cours de guitare dès l'âge de six ans. Après des études
musicales complètes commencées à Genève et couronnées des plus
hautes distinctions au Conservatoire de Musique de Fribourg en
1977, il entreprend par lui-même l'étude de différents
instruments de la famille du luth.
Comme luthiste ou guitariste il pratique un répertoire allant
de la Renaissance jusqu'aux créations contemporaines, soit en
soliste ou en duo avec différents chanteurs, soit comme membre
de divers ensembles ou encore au sein de productions d'opéras
ou d'oratorios.
Avec orchestre il est apparu en soliste dans les œuvres de A.
Vivaldi, M. Giuliani, L. Brouwer, J. Novak, H.W. Henze, X.
Dayer et ses multiples activités, concerts, enregistrements
pour le disque et la radio, l'ont fait collaborer avec M.
Corboz, J.C. Malgoire, Ph. Herreweghe, W. Christie, N.
Harnoncourt, J. Savall, Ch. Bianchini, et le mènent
régulièrement dans de nombreux pays. Parmi ses enregistrements
les plus remarqués figure "The first Book of Ayres" de Dowland
avec John Elwes, ténor.
Par ailleurs, il enseigne la guitare dans la classe
professionnelle au Conservatoire de Musique de Fribourg
(Suisse).
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Margit Uebellacker (Autriche)
(2005)
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Née en Autriche en 1975, Margit Uebellacker a étudié le
psaltérion avec Karl-Heinz Schickhaus au Linzer
Bruckner-Konservatorium, où elle a brillamment achevé son
diplôme supérieur en 2000. Elle a ensuite poursuivi ses études
à Munich, avec Brigitte Stolzenburg - De Biasio. Actuellement,
elle approfondit ses connaissances à la Schola Cantorum
Basiliensis. Pendant ses études à Linz, elle a enseigné dans
plusieurs écoles de musique en Autriche.
En
tant qu'interprète de musique ancienne ou de musique
contemporaine originale pour le psaltérion, dulcemelos et
Hackbret, elle a donné de nombreux concerts en Autriche,
Allemagne, Tchéquie, Russie, Angleterre et Suisse. On a pu
l'entendre comme soliste ou comme membre de divers ensembles
de musique de chambre et notamment avec l'Orfeo
Barockorchester Linz, sous la direction de Michi Gaigg, avec
le Concilium Musicum Wien, sous la direction de Paul Angerer,
avec l'Arpeggiata sous la direction de Christina Pluhar, avec
les ensembles La Gioia Armonica et Dulce Melos de Bâle ainsi
qu'avec l'Orchestre de Radio France et l'Orchester des
Norddeutschen Rundfunks.
Margit Uebellacker est membre de l'ensemble Musica Fiorita,
dont les récents enregistrements nous montrent une
prédilection pour la juxtaposition de la musique instrumentale
et vocale.
A Gruyères, elle a joué le
dulcemelos (psaltérion) en duo avec
Crawford Young, guiterne et luth médiéval.
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Christoph Urbanetz (Autriche)
(2004)
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Christoph Urbanetz est né en 1980 à Vienne et a
obtenu un diplôme du Vienna Schottengymnasium. Il a commencé à
jouer de la viole de gambe à la Haute Ecole de Musique de Graz
(Autriche) sous la direction de Daniel Valencia puis de Lorenz
Duftschmid. Son premier disque, qui proposait des œuvres de
Johann Schenk, a été produit avec le Département de musique
ancienne de cette Ecole.
En juin 2004, Christoph Urbanetz a brillamment
terminé son diplôme de concertiste à la Schola Cantorum
Basiliensis (Bâle), où il étudiait depuis 1999 avec Paolo
Pandolfo. Depuis 2001 il suit régulièrement des Masterclasses
avec Jordi Savall à Barcelone, ainsi que des cours avec
Vittorio Ghielmi.
Christoph Urbanetz a participé à divers
enregistrements radio et sur disque, et a donné de nombreux
concerts dans toute l'Europe tant comme soliste que comme
musicien de chambre avec plusieurs ensembles.
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La
Volette
(Suisse)
(2007)
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Les
musiciennes de l’ensemble La Volette, Dominique Tinguely,
Sarah Humphrys (remplacée par Elsa Frank pour ce concert), Katharina Andres et Johanne Maitre, se sont
rencontrées en 2001, lors de leurs études à la Schola Cantorum
de Bâle. Venues des quatre coins de l'Europe (Suisse,
Angleterre, Allemagne et France), elles y ont toutes obtenues
des diplômes de flûte à bec et d’instruments à anches
Renaissance et baroques. Aujourd’hui, elles se produisent
avec des ensembles tels que Le Poème Harmonique, Gabrieli
Consort, Doulce Mémoire, Florilegium et Capriccio Basel.
Réunies en ensemble, ces musiciennes jouent
tour à tour flûtes à bec, chalemies, bombardes et
doulcianes et font ainsi découvrir les instruments à vent
de l’époque de la Renaissance.
Gruyères, elles ont présenté, avec la luthiste et
chanteuse Christine Gabrielle, un
programme aux instrumentations riches et variées où se
mêlent la voix, les flûtes à bec, le luth, les chalemies,
les bombardes et les doulcianes.
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Crawford Young
(Etats-Unis)
(2005)
|

Crawford
Young a obtenu son diplôme du New England Conservatory à
Boston en 1976, où il a étudié la guitare classique, le luth
et le banjo ténor. Dès 1977, il étudia la musique médiévale
avec Thomas Binkley à Stanford University et débuta en 1978
une collaboration de trois ans avec l'ensemble Sequentia à
Cologne. Depuis 1982 il enseigne le luth et l'interprétation
de la musique médiévale à la Schola Cantorum de Bâle. De 1989
à 1994, il a également enseigné le luth au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Lyon. Il a donné de nombreux
cours de maître en Europe, Amérique du Nord et Australie
Young est un
membre fondateur de deux ensembles de musique médiéval
renommés : l'ensemble PAN (Project Ars Nova) et l'ensemble
Ferrara de Bâle, qui sous sa direction a gagné un Diapason
d'Or de l'Année en 1996 (et fut la même année finaliste du
Gramophone's Early Music Recording of the Year) et poursuit
depuis incessamment sa recherche du répertoire médiéval.
Young est
également régulièrement soliste invité de l'ensemble Hesperion
XX conduit par Jordi Savall et a beaucoup joué en duo de luths
avec Karl-Ernst Schröder, une activité qui a donné lieu à
plusieurs magnifiques enregistrements. Ses recherches pointues
sur le répertoire et les instruments du 15è siècle en font un
des meilleurs experts dans ce domaine, et ses nombreux
enregistrements CDs attestent qu'il est également l'un des
interprètes les plus talentueux du répertoire pour luth
d'avant 1500.
A Gruyères, il a joué la
guiterne et le luth médiéval en duo avec
Margit Uebellacker, dulcemelos (psaltérion).
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Les Witches (France)
(2007)
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Les Witches ensorcellent scènes, ondes, et chaînes
stéréophoniques depuis la fin du siècle dernier. Leur but
est de ramener fond des âges l'ambiance des planches et
tavernes au temps de Shakespeare, en privilégiant recherche,
mémoire, intuition, improvisation.
Les Witches c'est Claire Michon à la flûte, Freddy
Eichelberger au clavecin, Odile Edouard au violon, Pascale
Boquet au luth et Sylvie Moquet à la viole. |
www.leswitches.com
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© philippe mottet-rio
2003-2010
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